Dégagement et Purification

Devant  une bougie blanche qu on laissera se consumer complètement, dire :

  • « Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen (signe de croix)
  • Moi (prénom et Nom )
  • Je demande à mes Guides, aux Forces de Lumière, avec l’aide des Anges et de tous les Esprits supérieurs et bienveillants concernés, de joindre leurs efforts et leur puissance afin qu’il soit maintenant procédé au nettoyage total, purification et remise en état complète de mon corps physique, mes corps énergétiques, mon Aura, et de tous les plans de mon être.
  • Je demande que toutes les entités négatives et nuisibles, toutes les entités diaboliques, tous les Démons et toutes les Puissances du mal, toutes les entités magiques nuisibles, quels que soient leur origine, leurs liens et leurs buts, toutes les entités parasites, toutes les larves et résidus, et toutes les formes-pensées négatives, qui se trouvent actuellement dans mon corps physique, mes corps énergétiques et mon Aura soient maintenant totalement et définitivement détruites, dissoutes ou désintégrées.
  • Si certaines de ces entités ne peuvent ou ne doivent pas être détruites, qu’elles soient éloignées ou rejetées dans leur plan d’existence d’origine, et que tous les Esprits malveillants et nocifs soient éloignés de moi.
    *Que toutes les énergies négatives et nuisibles présentes soient maintenant éliminées ou purifiées,
    *Que toutes les mémoires négatives liées à des entités, à des actes de magie, à des événement passés, à des conflits non résolus ou à des mémoires ancestrales, que toutes ces mémoires soient maintenant totalement effacées…
    *Que toutes les « cordes » ou liens me reliant à des entités, à des énergies nocives, aux Forces du Mal, à un passé contraignant, ou à des personnes néfastes pour moi soient maintenant totalement coupés.
    *Que TOUS les actes de magie, tous les actes de sorcellerie, d’envoûtement, de malédiction et de malveillance, de quelque ordre, de quelque nature et de quelque origine qu’ils soient, qui ont été volontairement mis en place contre moi, ou qui m’ont atteint accidentellement, ou qui m’ont atteint à travers des tiers, à travers des entités, ou à travers mes ancêtres, que tous ces actes soient maintenant détruits, dilués, dissous ou désactivés.
  • Je demande que chacun de mes corps énergétiques soient maintenant minutieusement contrôlé, vérifié et restructuré, que l’ensemble soit parfaitement recentré autour de mon corps physique, équilibré et harmonisé, que les décalages et déformations soient supprimés et corrigés, que les enveloppes soient réparées, les trous bouchés, les fuites d’énergie supprimées, que toutes les brèches, déchirures, blessures, meurtrissures, et programmes erronés soient corrigés et réparés.
  • Je demande que l’ensemble de mon corps physique, mes corps énergétiques, mon Aura, et les divers plans de mon être soient maintenant totalement nettoyés, purifiés, équilibrés, harmonisés, débarrassés de toute entité ou présence indésirable et de toute souillure, et que l’ensemble de ma structure énergétique soit réparée et équilibrée.
  • Je demande à être inondée de Lumière, d’énergie positive et d’Amour Universel, et à être protégée en permanence, maintenant et toujours, contre toute agression, maladie ou accident physique ou psychique, méchanceté, malveillance et mauvaise fortune… sur moi xxxx fils ou fille de xxx sur indiquez les personnes à protéger, sur mes biens mobiliers, immobiliers, sur les voitures xxx sur mes animaux xxxx
    Je demande que tout cela soit fait maintenant. Par la grâce de Dieu et de la Madonne, ainsi Soit-Il. Merci !
  • Je remercie mes Guides, mes Anges, je remercie tous les Esprits supérieurs et bienveillants qui ont apporté leur aide, pour l’accomplissement de ces actions et purifications, ainsi que pour leur protection, et je leur demande de rester présents, vigilants et actifs autour de moi jusqu’à ce que toutes les entités négatives soient détruites, écartées, ou renvoyées dans leur plan d’origine, et que toutes les énergies aient été purifiées. Merci !

    Je vous remercie, allez en paix, que la paix soit avec vous

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L’ésotérisme de la Messe

Pendant longtemps j’ai considéré la messe comme une perte de temps. Les discours souvent incohérents ou simplets des curés me firent la fuir. Pour moi la messe n’était que le moyen pour l’église de maintenir son contrôle sur la communauté. Pourtant, la messe a aussi une raison ésotérique que les assistants ne connaissent pas toujours, mais qui continue à fonctionner.

La messe est un rite qui défie le temps. Dans le cœur de ce rite, seuls vingt-six mots furent modifiés ou ajoutés en 1500 ans.

Fidèle aux objectifs de la théurgie la plus authentique, ce rite a pour fonction d’élever les participants jusqu’à la présence de la Divinité. Bien compris, et bien conduit, il en résulte des miracles de toutes sortes.

Pas n’importe quelle messe. Contredisant frontalement les décisions raisonnables du Concile Vatican II (1962-1965), le pape Paul VI imposa en 1969/1970 une « nouvelle » messe. Les conséquences de cette rupture ne se firent pas attendre. Plutôt que d’élever les participants jusqu’au divin, on se mit au niveau des participants pour les distraire.
Le chant grégorien (la « musique des anges » : un clairvoyant d’un certain niveau pourrait voir comme pendant la messe, il y a la présence d’anges qui tournent au-dessus, déversant des énergies sous forme de lumière sur les participants.) fut remplacé par des musiquettes.
Le sens du sacré fut éliminé sous prétexte de « paganisme ».
Les rites furent laissés aux mains d’intégristes qui en firent leur cheval de bataille.

Cet effondrement de la puissance de la divine liturgie accéléra celui de la pratique religieuse en France. Il fallut attendre 2007 pour qu’un pape lucide (Benoît XVI) autorise à nouveau la messe (réellement) traditionnelle.

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Tous les rituels sont de la magie, même la messe. C’est pourquoi dans tous les rituels il y a une alliance avec les anges.
Comment se fait-il que la messe avant d’invoquer à Dieu, soit l’esprit christique, d’abord invoque à la hiérarchie angélique ? Tout simplement parce que l’on ne peut bâtir qu’avec la substance et le feu de l’Univers, et l’ange représente l’endroit où le feu de l’univers s’organise.

Cette alliance est nécessaire parce que les officiants (prêtres ou autres) servent d’intermédiaire entre l’énergie cosmique (la hiérarchie angélique) et le plan terrestre, donc les officiants, qu’ils soient initiés, prêtres, ou quoi que ce soit d’autre, sont des relais, des capteurs. Dans tout rituel, il est nécessaire que ces intermédiaires soient présents pour effectuer un travail très précis, car les énergies d’un rituel sont des énergies très précises, en correspondance avec des rayons très précis. Donc dans chaque rituel il y a une alliance, une convention créée à l’origine.
L’officiant rétablit le contact selon le pacte d’alliance avec les entités angéliques, pour être le point d’ancrage, la source initiale sur un plan physique de l’alliance avec les anges, avec les esprits du rituel, avec les entités cosmiques
Le rituel est alors valable, il a de l’énergie, quelle que soit la nature des officiants.

Depuis la première civilisation sur la terre, les éléments étaient les mêmes, l’eau, le feu, terre air. Le rituel de la messe s’en saisi (eau bénite (mélange d’eau et de sel- élément terre) , encens (air), cierge (feu) (Voir ici le Je suis païenne de Séléna Fox)

Les mots ont également leur importance (Om mantra primordial). Le son  déclenche une vibration énergétique capable  d’agir sur le plan physique. On peut déterminer l’évolution même d’une civilisation, par la vibration que perpétue un rituel et celle qu’attrape un rituel en s’ouvrant sur le cosmos. C’est le degré vibratoire que doit atteindre une civilisation. Et lorsque cette civilisation a atteint ce degré de vibration, on passe à un autre rituel, à un autre degré vibratoire, avec les mêmes éléments, mais plus le même mot de passe (mots de pouvoir pour les mages).

Même s’ils paraissent très intellectuels, comme peut l’être le Notre Père, comme tous les textes de la messe à l’heure actuelle, le mot en lui-même, n’a pas une réelle fonction, une réelle efficacité, une réelle existence. Ce qui rend le mot efficace, c’est qu’il a été prononcé à l’origine, au moment du pacte avec les entités du rituel. Si au moment du rituel, le Maître qui a instauré le pacte, qui a donc créé le rituel au moment où s’est présentée l’entité de la communion, s’il a dit par exemple : « Soyez béni Père de laisser sur nous votre bénédiction», automatiquement cette phrase va devenir un mot de passe, et la messe ou le rituel ne peut pas avoir lieu, ne peut pas être déclenché sans ce mot de passe, alors qu’en lui-même il n’a aucune réalité.

Cette réalité et cette valeur se retrouvent dans tout ce qui est mantra, tout ce qui est prière. Mantras et prières ont été chargés et peuvent sur le plan mental collectif, l’inconscient collectif, rayonner à l’insu même des gens, malgré leur manque d’évolution et leur manque d’ouverture.

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Il y aura prochainement un repas conférence sur la thématique.
Je ne suis pas organisatrice, mais le thème me passionne.
J ai déjà assisté à des conférences et enseignements de Monseigneur SCHAFFNER.
C’est un bon début. Même si depuis je me suis aperçue que sa transmission est incomplète, c’est un bon moyen de commencer.
On s’y verra peut être.
Samedi 8 décembre, 12h.
Repas conférence « Bleu Azur » – ZAC de Gavarry – 26 rue André Ampère – 83260 LA CRAU
 
Conférence de Monseigneur SCHAFFNER
 
« L’ésotérisme secret de la messe »
Par les gestes de pouvoir et les mots de puissance qui se conjuguent en une impressionnante théurgie, le Prêtre (ou autre initié ;)) crée les conditions vibratoires propices à la descente des énergies célestes et angéliques du plan divin sur la terre. Lors de la transsubstantiation des Saintes Espèces en énergie-vibration-lumière, selon l’antique tradition de la religion solaire, la transmutation de l’officiant, de ses assistants et des fidèles présents s’accomplit instantanément par la puissance du rituel révélé. Cette fantastique théurgie, c’est la Sainte Messe, lorsqu’elle est célébrée par un Prêtre (là il prêche un brin pour sa paroisse 😉), lequel devrait être un initié ou un canal de la Puissance Christique reliée au Père Divin Créateur de l’Univers qui forme les Univers.
 
Entrée conférence : 8.00€ pour les non membres (à régler sur place)
Repas obligatoire / buffet 20.00€ (à régler sur place)
Réservation : 04 94 38 94 52

Eglises chrétiennes ou temples païens ?

Il y a autour de Jésus beaucoup de femmes, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se conduit avec elles d’une façon extrêmement singulière pour les usages de son temps. En effet, la société juive de l’époque est très fortement patriarcale. Les femmes passent de l’autorité de leur père à celle de leur mari, ou, à défaut, de leur frère ou de leur fils aîné. Qu’une femme puisse être indépendante est inenvisageable, et le malheur et la misère tombent sur les veuves sans protecteur ou les épouses répudiées.

C’est a se demander si lors de son ascension, la secte chrétienne, nouvelle religion n’a pas été conçue sur mesure pour les besoins des mâles. Se nourrissant de mythes, symboles et savoirs païens, l’avènement de cette nouvelle religion à totalement gommer la Déesse Mère.   Et ce que prépare aux femmes les sectes qui ont actuellement le vent en poupe laissent entrevoir un durcissement de cette façon de voir les choses.

DOSSIER

À partir du Moyen Âge tardif, la déesse Isis connaît un nouvel intérêt de la part des érudits grâce à l’étude attentive des auteurs de l’Antiquité et aussi par les nombreuses découvertes de statues et figurines égyptiennes ou égyptisantes laissées par les adeptes des antiques cultes isiaques. La Renaissance est une époque où nombre de savants croient pouvoir affirmer la présence, un peu partout, d’anciens temples d’Isis ; à Paris, à Augsbourg, à Soissons, à Tournai, etc : de nombreuses églises et cathédrales auraient été bâties sur, ou dans d’anciens temples païens gallo-romains. Le site de la cathédrale de Strasbourg par exemple, est utilisé par plusieurs édifices religieux successifs, à partir de l’occupation romaine. Un sanctuaire romain dédié au dieu Mars occupe alors l’emplacement jusqu’à une date inconnue. A Paris, on a trouvé près de l’église actuelle de Notre-Dame-des-Champs les vestiges d’un temple romain dédié au culte du dieu Mercure.

Paris, la maison d’Isis

« C’est ainsi qu’à Paris, une grande statue d’Isis sur sa barque fut longtemps conservée dans l’église Saint-Germain-des-Prés, jusqu’à ce qu’un prêtre la détruise à coup de pioche au 18ème siècle. La nef ornant les armoiries de la ville de Paris ne serait autre que la barque d’Isis, tandis que la devise « Fluctua Nec Mergitur » rappellerait la navigation héroïque des suivants d’Horus (…) mais aussi celles des initiés circulant dans le secret des temples. Selon certains chercheurs, les antiques parisii, précurseurs des habitants de la capitale devraient même leur nom à la déesse ». – Robert-Jacques Thibaud, Dictionnaire de mythologie et de symbolique égyptienne, éd. Dervy, 1996.

Le moine Abbon de l’Abbaye de saint-germain des près (fin IXéme siècle) écrivait :

« Lutèce. Ainsi te nommait-on autrefois ; Mais a présent ton nom vient de la ville d’Isia, sise au centre du vaste pays des grecs. Ô Lutèce. Ce nom nouveau que le monde te donne, c’est PARIS, c’est a dire « pareille a ISIA » ; avec raison car elle t’est semblable ».

L’écrivain François Maspéro précise que « Le culte d’Isis, comme on le voit, était très répandu en France, en particulier dans le Bassin Parisien ; il y avait partout des Temples d’Isis, selon la terminologie occidentale, mais il serait plus exact de dire « Maison d’Isis », car des dits temples étaient appelé en égyptien Per ou Par, lequel mot signifie exactement en égyptien ancien, l’enclos qui entoure la maison. Paris résulterait de la juxtaposition de Per/Par-Isis, mot qui désigne effectivement des villes d’Égypte. »

« Le nom même de Parisii pourrait bien signifier  » Temple d’Isis », car il existait au bord du Nil une citée de ce nom et l’hiéroglyphe per figure sur l’enceinte d’un Temple de l’Oise ». – Pierre Hubac, Carthage, éd. Bellenand, 1952, P. 170.

Melun, cité de la déesse Iséos

Cette explication est cependant concurrencée par une étymologie alternative qui présente la ville de Melun comme un ancien lieu dédié à la déesse sous le nom d’Iséos ; Parisis serait alors quasi par Isis c’est-à-dire « pareil à Iséos », les villes de Paris et de Melun/Iséos étant toutes deux situées sur une île de la Seine, Paris autour de l’Île de la Cité et Melun autour de l’Île Saint-Étienne.

Saint-Germain-des-Prés, temple isiaque de Lutèce

 

Selon les clercs de l’abbaye royale de Saint-Germain-des-Prés, leur abbaye a été fondée en un lieu où se situait un temple d’Isis. La plus ancienne mention connue de cette thèse est une notule ajoutée à la chronique De Gestis Francorum du moine Aimoin (ixe siècle). Cet ajout est difficilement datable, des XIIIe et XIVe siècles ou peut-être plus précisément du règne de Charles V(1364-1380) ; il y est dit que:

« Cette Isis fut adorée et vénérée jadis par le peuple de la ville de Lutèce dit maintenant Paris, en un lieu nommé Lutoticia, à l’opposé du Mont de Mars. Elle s’y voit jusqu’à présent et elle y était adorée et vénérée par plusieurs princes francs païens, Francion, Pharamond, Mérovée, Childéric, jusqu’au temps de Clovis, premier chrétien. Un temple y fut élevé en l’honneur de Saint Étienne, de la Sainte Croix et de Saint Vincent. Childebert, fils de Clovis, roi des Francs, l’avait fondé. »

Les églises conservent leurs divinités païennes originelles

La notule mentionne la présence d’une statue d’Isis au sein de l’abbaye. L’affirmation n’est pas surprenante en soi. Jusqu’au xvie siècle, nombres d’édifices religieux abritaient d’antiques statues, une Artémis multimammia en l’église Saint-Étienne de Lyon, un Hercule en la cathédrale de Strasbourg, etc. D’après la description de l’écrivain et éditeur Gilles Corrozet (1510-1568), dans son guide, Les Antiquitez et Singularitez de Paris:

« … comment la ville de Paris fut nommée !  Près d’Icelle ou saint-germain des prés, était un temple a l’idole de la déesse Isis, laquelle selon Jehan le maire, fut reine d’Égypte et femme du grand OSIRIS, surnommé JUPITER-LE JUSTE… La dite cité était si proche dudit temple, qu’elle fut nommée Paris, qui est à dire « juste et près de la déesse Isis »[…] Elle était maigre, haute, droite, noire pour son antiquité, nue sinon avec quelque figure de linge entassé autour de ses membres (…) elle fut ôtée par un monseigneur Briçonnet, évêque de Meaux et abbé du dit lieu environ l’an 1514 ».

Ce fait fut encore confirmé par le père Jean du Breul qui dans son ouvrage Théâtres des antiquités de Paris publié en 1639 dit ceci : « Au lieu où le roi Childebert fit construire à l’église de Saint-Vincent, à présent dite de Saint-Germain-des-Près et à laquelle il donna son fief d’Issy, la commune opinion est qu’il y avait un temple d’Isis, femme d’Osiris ».

Abbaye Saint Victor, temple romain d’Isis de Marseille

La Vierge noire de l’église Saint-Victor de Marseille a une origine qui ne laisse aucun doute sur sa forme première, qui, de toute évidence, était la statue d’Isis. La légende raconte qu’en l’an 416 de notre ère, un religieux, Jean Cassien, qui venait de passer vingt-cinq années dans les couvents du Liban et d’Egypte, revint à Marseille, d’où il était originaire, en rapportant d’Egypte une statue de femme en bois noire. A l’église Saint-Victor, dans les catacombes, il installe cette statue, la débaptise, et instaure le culte de la vierge qui, assez rapidement, se propage en Gaule et y remplace la dévotion d’Isis et de Cybèle.

Les navettes de Marseille, pâtisseries-barques d’Isis

Aujourd’hui encore, le 2 février, jour de la Chandeleur, s’ouvre à Saint-Victor, une neuvaine à la Vierge noire. On célèbre l’office dans les catacombes et la tradition est de toucher la robe verte de la statue avec des cierges verts (couleur d’Allat, déesse-mère arabe pré-islamique) et de ne les allumer qu’ensuite. On y vend des pâtisseries dont la recette est gardée secrète de père en fils et qui se préparent elles aussi dans les catacombes ; elles portent le nom de « Navettes » et affectent très exactement la forme de la barque d’Isis, ou, pour les marseillais, la barque qui, selon la légende, aurait amené aux Saintes-Maries-de-la-Mer Marie Salomé, Marie Jacobé et Marie Madeleine accompagnées de Sarah (les Trois Grâces, divinités antiques). Cette fête, typiquement marseillaise, très populaire, a rassemblé au début du XIXème siècle entre 60 000 et 80 000 personnes. L’histoire de la Vierge noire de Boulogne-sur-Mer est similaire, datant de l’an 620 de notre ère, et qu’on prétend être venue de la mer sur une barque de pêche. Les habitants furent témoins de l’accostage d’une barque, poussée par des anges, en laquelle se tenait debout une statue en bois de la Vierge Marie. Cette dernière tenait l’Enfant-Jésus sur son bras gauche.

La cathédrale de Chartres, temple druidique d’Isis

A Chartres, où se trouve une Vierge noire, dont le culte se célèbre dans le puits des Saint-Forts, c’est-à-dire dans la crypte de la cathédrale, on pré-tend que cent ans avant la naissance du Christ on y adorait déjà une Vierge noire qui aurait été « celle qui devait enfanter ». Or, il se trouve que l’on vénère aussi à Chartres le voile de la Vierge, seul objet connu que la tradi­tion dit lui avoir appartenu, et qu’on ne peut manquer de mettre en parallèle avec le voile d’Isis.

Le panthéon, temple de Ste Geneviève-Marianne-Isis

Les nautes de Lutèce constituèrent la confrérie des nautes, armateurs mariniers gaulois, de la tribu des Parisii. Les nautes de Lutèce formaient une corporation de riches armateurs mariniers et commerçants naviguant sur la Seine (la déesse Séquana) et de là vers les fleuves et rivières du reste de la Gaule. Les nautes de Lutèce vouaient un culte à la déesse égyptienne Isis, dont le culte était assez répandu en Gaule avant l’arrivée des Romains. Un temple était dédié à cette divinité sur la rive gauche de la Seine, sur la montagne Sainte-Geneviève, près des thermes et des arènes : le Panthéon est l’église bâtie par Louis XV en l’honneur de cette sainte protectrice de Paris, qui pourrait être Isis. Les nautes furent à la base du commerce et des échanges entre la cité de Lutèce et le reste du monde antique. Ils nous laissèrent des objets archéologiques divers, tels que statuettes votives et le célèbre pilier des Nautes qui fut mis au jour sous les fondations de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1711.

Notre-Dame de Paris, cathédrale d’Isis

En 1705, l’urbaniste français De Lamare dressa le plan de la ville de Paris et y mentionna des temples d’Isis en lieu et place de l’abbaye de Saint-Germain-des-Près et de la Cathédrale de Notre-Dame. On pense qu’au début de l’ère chrétienne il existait à l’emplacement de Notre-Dame, un temple païen gallo-romain dédié à Isis (comme en atteste la découverte du pilier des Nautes), ensuite remplacé par une grande basilique « paléochrétienne » semblable aux basiliques civiles antiques.

Le pilier païen de l’autel de Notre-Dame

Le pilier des Nautes est une colonne monumentale gallo-romaine érigée en l’honneur de Jupiter par les Nautes de Lutèce au ier siècle, sous le règne de l’empereur Tibère. C’est le plus vieux monument de Paris et le plus ancien ensemble sculpté découvert en France et daté par une inscription impériale. Le pilier des Nautes est exposé dans la salle du frigidarium des thermes de Cluny. Il s’agit de l’empilement de quatre blocs ou autels qui ont été mis au jour dans les fondations de l’autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 16 mars 1711 lors des fouilles entreprises pour la réalisation du Vœu de Louis XIII. On appelle vœu de Louis XIII la consécration, le 10 février 1638, de la France à la Vierge Marie : le roi promet d’élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.n« Tout Paris a été les voir » a rapporté Baudelot, membre de l’Académie des médailles et auteur d’une Description des bas-reliefs anciens trouvez depuis peu dans l’église cathédrale de Paris. En dédiant le pilier à Jupiter, ils montraient qu’ils agréaient à la religion des Romains tout en affirmant leur fidélité aux cultes indigènes par la mention de dieux gaulois.

 

Sources

 

L’incroyable modernité d’Hildegarde de Bingen, érudite et féministe de la première heure

Née à Bermersheim dans une famille aristocrate rhénane en Allemagne, Hildegard von Bingen (1098-1179) était une nonne visionnaire à l’esprit universel. Elle nous laisse une œuvre immense, une très riche correspondance, l’élaboration d’une langue et d’un alphabet nouveaux, deux ouvrages médicaux – les seuls au XIIe siècle – des traités de botanique et de géologie, des chants […]

via L’incroyable modernité d’Hildegarde de Bingen, érudite et féministe de la première heure — Les lunes bleues du Var

Symbolisme de la rose

Dans l’iconographie chrétienne, elle symbolise, soit la coupe qui recueillit le sang du Christ, soit la transfiguration des gouttes de ce sang, soit encore les plaies du Christ.

Quand on se penche sur le symbolisme de la rose, il est tellement vaste qu’il paraît inépuisable et parfois difficile à cerner. La rose n’évoque pas seulement une fleur charmante, mais tout un univers qui peut nous émerveiller quel que soit notre grade. Symbole de beauté et de perfection, elle peut aussi symboliser l’épanouissement de la réalisation la plus haute que peut atteindre l’état humain.

Les caractères de la rose lui ont valu très tôt une symbolique forte ; éphémère et fragile, elle éveille les sens et révèle l’instant précieux. Elle est probablement la fleur la plus connue, celle que l’on offre à son amour, tel un présent sans prix, telle une image de vie.

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La rose, l’églantier, le rosier

La rose est sans doute la fleur la plus cultivée au monde, mais il ne faut pas oublier que le rosier est d’abord une plante sauvage, dont le représentant le plus connu en Europe est l’églantier.

Plantes sauvages aux fleurs simples à cinq pétales, les roses sont devenues à la mode depuis quelques décennies, pour leur aspect plus naturel, sous le nom de « roses botaniques ».

Quant aux rosiers cultivés dans nos jardins, ils sont le résultat de plusieurs siècles de transformations d’abord empiriques, puis méthodiques, en particulier par hybridation. La rose des jardins se caractérise avant tout par la multiplication de ses pétales imbriqués qui lui donnent sa forme caractéristique.

L’histoire de la rose  

Des églantiers fossiles ont été retrouvés aux États-Unis, dans l’Oregon et le Colorado. Leur âge a été évalué à ± 40 millions d’années. La plus ancienne représentation de la rose a été retrouvée en Mongolie, dans les tombeaux de Tchoudi.

Dans tout l’hémisphère nord, l’histoire de la rose remonte à la nuit des temps. Reine du jardin à juste titre, la rose est un joyau que les jardiniers ont façonné patiemment de génération en génération.

Appréciée pour sa beauté, célébrée depuis l’Antiquité par de nombreux poètes et écrivains, pour ses couleurs qui vont du blanc pur au pourpre foncé en passant par le jaune franc et toutes les nuances intermédiaires, et pour son parfum, elle est devenue la « reine des fleurs », présente dans presque tous les jardins et presque tous les bouquets.

D’après les témoignages historiques, des roses étaient également cultivées en Chine il y a environ 5 000 ans. Ces fleurs originaires d’Asie centrale, se sont répandues dans tout l’hémisphère nord sans jamais toutefois franchir l’équateur.

Les roses ont aussi été cultivées en Perse depuis plus de 5 000 ans et en Grèce à partir de l’âge du bronze.

Selon les scientifiques, l’apparition des premiers rosiers remonte, au minimum, à près de 35 millions d’années. Si l’on ne sait pas grand-chose sur ces premiers spécimens, de nombreux écrits de l’Antiquité démontrent que déjà la « reine des fleurs » était appréciée des Égyptiens, des Grecs et des Romains.

A l’époque, seule une variété blanche était cultivée principalement pour ses vertus médicinales.

Des représentations de la rose en Crète, datant de 1 600 av. J.-C., nous montrent des fleurs à 5 pétales de couleur blanc rosé. Toute l’Antiquité a vénéré la rose et lui a donné une place dans ses mythes et légendes. C’est le symbolisme de la régénération et de l’éternité des cycles de vie, lié à une renaissance spirituelle.

La rose a été utilisée lors des rituels de momifications durant le règne de Ramsès II et a fait partie de l’ornement des sarcophages et tombeaux. Un bouquet de rose a été découvert dans le sarcophage de Toutankhamon.

En Grèce, la rose avec son parfum doux et subtil, le parfum des Dieux, était appréciée pour ses vertus médicinales et sa symbolique. Hérodote put alors observer des roses à 60 pétales dans le jardin du Roi Midas. La rose symbolisait la naissance lorsqu’elle était associée à Vénus mais était aussi constamment présente lors des funérailles.

Cette symbolique de la naissance existe également dans l’empire romain : un esclave affranchi était couvert de roses. La rose ornait sous forme de couronnes les mariés et les guerriers. Mais, sous forme de poudre, d’infusion, d’eau de rose, elle était principalement utilisée en médecine pour guérir les douleurs, les infections, la nausée … C’est à cette époque que Pline rédigea le premier ouvrage sur la culture des rosiers. Pline l’Ancien, dans son « Histoire naturelle », décrit 20 sortes de rosiers nommés par le nom de leur lieu de provenance. Il les décrit, ce qui permet des suggestions d’identification.

Dès l’Antiquité, la fleur fut vénérée : les Grecs et les Romains la considéraient comme un cadeau des dieux fait à la terre et aux hommes. Ils la cultivaient abondamment, notamment pour les cérémonies nuptiales. En effet, elle était l’apanage de la déesse Aphrodite (Venus chez les Romains), déesse de l’Amour. Sa fraîcheur et sa douceur en faisait l’emblème de la virginité.

Les roses étaient également présentes lors de nombreuses fêtes, comme les fêtes de Bacchus, où elles étaient portées en couronne et où leurs pétales recouvraient le sol. La rose symbolisait alors la liesse. Elle servait aussi à accueillir les soldats au retour du combat. On retrouvait aussi la fleur dans les cérémonies funéraires, où elle servait de plus à honorer les morts, notamment en ornant les monuments.

Quelle est la signification des roses blanches

Dans la religion chrétienne, la rose est également symbolique : elle y est à la fois l’expression du martyre et du sang du Christ, et la représentation de la Vierge Marie. Vers l’an 400, « Rosa alba » devint l’emblème de la Vierge.

Mais le christianisme avait d’abord rejeté la rose parce qu’elle était un symbole païen vu son attachement à Vénus et elle fut même l’emblème des prostituées. La rose survécut cependant dans quelques jardins comme ceux de Childebert 1er (511 – 558) et dans quelques couvents ou monastères où elle fut cultivée pour ses propriétés médicinales.

La rose reprit de l’importance en France grâce à la littérature (Cf. « Le Roman de la Rose » de G. de Lorris) et elle se retrouva de nouveau associée à la femme. En 1402, à l’occasion de sa « fête des roses », le Duc d’Orléans a créé « L’Ordre de la Rose » au sein duquel les gentilshommes s’engageaient à défendre l’honneur des dames.

Depuis le Moyen Age, sa symbolique a rejoint aussi celle de l’Antiquité : la rose devint alors l’allégorie de l’amour puissant et fragile à la fois, comme elle, mais aussi la personnification-même de l’être aimé.

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Au 12ème siècle, saint Bernard fit de la rose le symbole de la Vierge et donc de la pureté. Le pape bénit lui aussi la rose qui devint l’emblème de la fidélité à l’Eglise.

Aux 12ème et 13ème siècles, alors que les Croisades embrasaient les cœurs et les passions, les voyageurs armés ramenèrent du Proche Orient de nouvelles variétés de roses dont la mythique « rose de Damas » qui, dès le 13ème siècle, fit la fortune de Provins en région parisienne. Cette rose avait été plantée originellement sur l’Ile de Samos en l’honneur de la déesse Aphrodite. Plus tard, elle fut honorée à Rome avec Venus, déesse de l’amour.

La Renaissance fit de la rose un vulgaire objet d’étude botanique et médicinale.

C’est ensuite au 18ème siècle que les Français commencèrent à les croiser pour créer de nouvelles variétés. Au début du 18èmesiècle, les botanistes avaient répertorié toutes les souches possibles.

Dans la seconde moitié du 18ème siècle, la rose redevint la « reine des fleurs », le symbole du retour à la nature. La nouvelle place de la rose est alors le reflet des tendances nouvelles en matière d’esthétique, le renouveau des parcs et des jardins.

Au 19ème siècle, la rose est devenue une fleur ornementale essentielle ; ses vertus médicinales sont presque oubliées, son symbolisme religieux également.

 

La rose dans les traditions et légendes

Venant de Perse, la rose était aussi cultivée à Babylone dans les célèbres jardins suspendus. Puis on la trouve en Grèce vers le 5ème siècle avant notre ère.

Statua di Arpocrate
Toupet en forme de rose sur le crane, doigt sur la bouche pour symboliser le silence parfait. Culte d’Isis

Les Grecs consacraient la rose à Harpocrate, le dieu du silence.

De l’Antiquité au Moyen Age, le terme « sub rosa » était utilisé en Europe. En plus d’être un symbole de l’amour, la rose est aussi porteuse symbolique de secrets ou de compréhension tacite. Le terme « sub rosa » signifie « sous la rose » et vient de la pratique des pendaisons romaines des roses au-dessus des tables de réunion. Ici, il était entendu que ce qui s’est dit à cette table, sous les roses suspendues, a été interdit de se répéter ailleurs. Ainsi on signale qu’une réunion devait se tenir secrète en suspendant une rose au plafond. Par la suite elle fut représentée en stuc ou autre matériau solide que l’on trouve dans les châteaux ou des bâtiments anciens.

Sa signification originelle fut petit à petit oubliée. Enfin dans la chrétienté médiévale on confectionnait des colliers de prière avec des roses, appelés « rosaires » par saint Dominique, en 1208 (du latin « rosarium », guirlande de roses). Rappelons à ce sujet que, selon la tradition, c’est saint Dominique qui a reçu le Rosaire des mains de la Vierge Marie. Le rosaire est le nom d’une prière catholique composée de quatre chapelets d’oraisons. Un rosaire de quinze dizaines consiste à dire trois chapelets. Un chapelet consiste en cinq dizaines, et une dizaine consiste en un Pater, dix Ave et un Gloria.

La rose dans la mythologie

La rose est associée à Aphrodite, déesse de l’amour qui a été souvent représentée ornée de roses autour de sa tête, les pieds et ou le cou. L’Antiquité faisait remonter l’origine de la rose à la mort d’Adonis, l’amant massacré de l’Aphrodite. Selon cette tradition, un rosier aurait grandi au sein de la mare de sang déversé d’Adonis. Ce sang aurait fait naître les premières roses rouges. La rose devint alors le symbole de l’amour qui parfois vainc la mort. De même, dans la tradition chrétienne, il est dit qu’un rosier a grandi sur le site de la mort du Christ.

 

La rose en alchimie et dans l’art

Très vieux symbole alchimique, la rose représente la connaissance des mystères du Grand Œuvre, la connaissance intégrale, l’illumination.

Elle possède 5 ou 8 ou 15 pétales, liés aux correspondances sacrées de Pythagore.
Elle est le symbole de la perfection achevée. La rose blanche signifie le sacrifice, la rose rouge le devoir. Elle conduit au symbole de la roue, utilisé aussi bien en alchimie qu’en kabbale, qui, à son tour, conduit aux rosaces des églises.
En kabbale, la roue est le rouha, c’est-à-dire le souffle.

 

Dans les textes alchimiques et de l’art, une rose à sept pétales est un symbole de l’intégration, de la compréhension universelle et de l’ordre. Vraisemblablement, parce que, dans la numérologie, le nombre sept est emblématique de la perfection dans le déroulement précis de l’univers ainsi que de la compréhension humaine.

Remarquable par sa beauté, sa forme et son parfum, la rose est la fleur symbolique la plus employée en Occident. Elle correspond dans l’ensemble à ce qu’est le lotus en  Asie, l’un et l’autre étant très proches du symbole de la roue. L’aspect le plus général de ce symbolisme floral est celui de la manifestation, issue des eaux primordiales, au-dessus desquelles elle s’élève et s’épanouit. Cet aspect n’est d’ailleurs pas étranger à l’Inde, où la rose cosmique Triparasundarî sert de référence à la beauté de la Mère divine.
Elle désigne une perfection achevée, un accomplissement sans défaut.
Elle symbolise la coupe de vie, l’âme, le cœur, l’amour.
On peut la contempler comme un mandala et la considérer comme un centre mystique.

roseCroixUn symbole rosicrucien figure cinq roses, une au centre et une sur chacun le bras de la Croix. Cette image évoque soit le Graal, soit la rosée céleste de la Rédemption.  Toujours à propos des Rose-Croix, remarquons que leur emblème place la rose au centre de la croix, c’est-à-dire à l’emplacement du cœur du Christ, du Sacré-Cœur. Ce symbole est le même que la Rosa candida de la Divine Comédie, laquelle ne peut manquer d’évoquer la Rose mystique des litanies chrétiennes, symbole de la Vierge, le même peut-être aussi que celui du Roman de la Rose.

Angelus Silesius a fait de la rose l’image de l’âme, et aussi celle du Christ, dont l’âme reçoit l’empreinte. La rose d’or, autrefois bénie par le Pape le quatrième dimanche de Carême, était un symbole de puissance et d’instruction spirituelle. Mais aussi sans doute un symbole de résurrection et d’immortalité.

Approche du symbolisme de la rose

La rose est une synthèse poétique et naturelle de la beauté et de l’harmonie. Elle a une grande valeur symbolique.

Remarquable par sa beauté, sa forme et son parfum la rose est la fleur symbolique la plus employée en Occident. Elle désigne une perfection, un accomplissement. On lui reconnait une certaine similitude avec le lotus en Asie, l’une et l’autre étant proches du symbole de la roue. La rosace gothique et la rose des vents marquent le passage, du symbolisme de la rose à celui de la roue.

Symbole de l’amitié et de l’amour, la rose quelle que soit sa couleur est l’une des meilleures façons d’exprimer ses émotions. Il existe un langage quasi universel qui permet d’identifier et de comprendre le message délivré. (Exemple : Rose rouge = amour et respect).

La rose est devenue symbole de l’amour et plus encore du don de l’amour, de l’amour pur. La rose comme fleur d’amour remplace le lotus égyptien et le narcisse grec.

Les roses représentent le cœur et elles sont belles à l’œil, et leur arôme est aussi très important. Avec une telle présence impressionnante, la rose attise l’attention dans la culture humaine et a donc des significations symboliques anciennes à travers l’histoire humaine.

La rose est une fleur de contraste. Belle, dégageant un parfum subtil et agréable, sa tige est parsemée d’épines, enseignant qu’il faut se défier des apparences séduisantes mais trompeuses, et que, pour parvenir à son objectif, il faut savoir se préserver des embûches ; elle enseigne donc aussi la prudence.

Le symbolisme de la couleur rouge de la rose est celui de l’amour pouvant aller jusqu’au sacrifice. Le blanc, celui de la pureté, de la beauté.

C’est surtout par sa valeur symbolique que la rose a laissé son parfum dans l’histoire. Voici quelques exemples :

  • Dans le Cantique des Cantiques, la rose symbolise Israël.

La rose est, dans l’iconographie chrétienne, soit la coupe qui recueille le sang du Christ, soit la transfiguration des gouttes de ce sang, soit le symbole des plaies du Christ.

 

Au 7ème siècle, selon Bède, le tombeau de Jésus-Christ était peint d’une couleur mélangée de blanc et de rouge. L’on retrouve ces deux éléments composants de la couleur rose, le rouge et le blanc, avec leur valeur symbolique traditionnelle, sur tous les plans, du profane au sacré, dans la différence accordée aux offrandes de roses blanches et de roses rouges, ainsi que dans la différence entre les notions de passion et de pureté et celles d’amour transcendant et de sagesse divine.

« Aux armes des religieuses, dit le Palais de l’honneur, l’on met une couronne composée de branches de rosier blanc avec ses feuilles, ses roses et ses épines, qui dénotent la chasteté qu’elles ont conservée, parmi les épines et les mortifications de la vie. »

La rose est devenue un symbole de l’amour et plus encore du don de l’amour, de l’amour pur :

  • la rosa mystica des litanies de la Vierge ;
  • les roses d’or que les Papes donneront aux princesses méritantes ;
  • la rose de la confiance Sainte Rita

 

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La rose de la confiance

En 1453 Rita tombe malade. Pendant quatre ans elle souffre énormément, mais jamais ne perd sa patience et sa douceur. Toutes les sœurs du couvent en sont édifiées.

Le dernier hiver est particulièrement dur. Une cousine de Roccaporena vient visiter Rita. Avant de repartir la parente lui demande si elle peut faire quelque chose pour elle. Rita lui répond : « Je voudrais une rose de mon petit jardin. » La cousine pense que Rita délire. « Une rose en plein hiver !… »

Rentrée à Roccaporena, elle a déjà oublié cette demande quand, passant par hasard près de l’ancien jardin de Rita, elle voit une superbe rose rouge qui s’épanouit sur l’un des rosiers ! Elle la cueille avec émotion et retourne à Cascia la porter à Rita.

C’est en souvenir de cet épisode de la vie de Rita que chaque année, au jour de la fête de Sainte Rita, les fidèles font bénir les roses pour les porter à leur parents ou amis malades.