De Bethléem au Calvaire – les initiations de Jésus

Alice Bailey
En publiant ce livre (1ère publication en langue anglaise, en 1937), mon désir sincère est que son effet soit entièrement constructif et qu’il nous incite à approfondir notre foi dans le Christ et à reconnaître, d’une façon plus large, l’oeuvre dont Il a été l’Initiateur. De nombreuses années de travail, accomplies en tant qu’évangéliste et prédicatrice dans le domaine des principes chrétiens, ainsi qu’un cycle difficile au cours duquel j’ai affronté le problème de ma relation personnelle avec le Christ et le christianisme, m’ont apporté deux certitudes claires et distinctes : d’abord, que l’Individualité du Christ et de Sa Mission est une réalité ; ensuite que le développement de la conscience du Christ et de la nature du Christ, dans l’individu ainsi que dans la race prise dans sa totalité, peut seul nous apporter la solution des problèmes mondiaux. Je souscris entièrement aux mots d’Arthur Weigall lorsqu’il dit :
« Quoi qu’il en soit, le Jésus de l’histoire, distinct du Jésus de la théologie, demeure « le chemin, la vérité et la vie » ; Et je suis convaincu que seule la concentration de l’esprit sur la figure historique de Notre Seigneur et sur Son enseignement, peuvent inspirer au 20ème siècle cette adhésion et ce service fervents qui, dans les âges révolus, pouvaient être obtenus, chez l’homme laïque moyen, par l’exégèse des dogmes sacrés, la menace de l’enfer et l’exécution de rites et de cérémonies compliquées. »

 

De Bethléem au Calvaire  (pdf)

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Il faut qu’il croisse et que je diminue

Ta lumière dans la nuit noire va t elle croître? Jean l’évangéliste va ranimer ton étincelle divine et lorsque que ton âme scintillera de mille feux, Jean le Baptiste te conduira dans les eaux du Jourdain, pour rejoindre la douceur du Tout.

Comment le Christianisme a-t-il pu remplacer l’engouement païen pour les portes solsticiales que sont le solstice d’hiver c’est à dire les jours les plus courts de l’année se situe vers le 21/22 décembre, et le solstice d’été c’est à dire les jours les plus longs de l’année vers le 20/21 juin ?

Le Christ (c’est à dire toi, ton âme, ta lumière incarnée sur terre) est soutenu par deux hommes qui portent le même prénom – Saint Jean Baptiste, le cousin du Christ et, Saint Jean l’évangéliste, « l’apôtre bien aimé » – qui l’accompagnent dans les étapes  transformatrices de sa vie.
Saint Jean l’évangéliste lui est fêté juste après le solstice d’hiver, Noël et la naissance du Christ, le 27 décembre. Les feux de la Saint Jean Baptiste célèbrent l’été, précisément le 24 juin . Ces deux fêtes chrétiennes se sont superposées sur d’antiques fêtes païennes pour conjuguer et renforcer leurs puissances.

SAINT JEAN BAPTISTE

Dans les évangiles Jean Baptiste, cousin du Christ, est le prophète qui annonce la venue du Messie. Il dit « Il faut qu’il croisse et que je diminue » (Jean III : 22-36). Traditionnellement Jean Baptiste est représenté avec une apparence assez fruste. C’est un personnage sec et brûlant qui vit dans les déserts calcinés. Vêtu d’une simple peau de mouton il est souvent représenté pieds nus dans les eaux du Jourdain.
D’autre part, même si Jean Baptiste mène une vie d’ascèse « caché dans le désert », se nourrissant de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4) il est souvent représenté physiquement assez costaud avec des bras puissants et un visage aux traits graves. Malgré cette allure physiquement imposante, l’animal qui représente allégoriquement Jean Baptiste est un agneau, animal symboliquement doux. Il meurt décapité.

Jean Baptiste est un prophète qui annonce le Christ, c’est à dire la lumière. 

« Cantique de saint Jean » – Malarmé

AlchimieLe soleil que sa halte
Surnaturelle exalte
Aussitôt redescend
Incandescent

Je sens comme aux vertèbres
S’éployer des ténèbres
Toutes dans un frisson
A l’unisson

Et ma tête surgie
Solitaire vigie
Dans les vois triomphaux
De cette faux

Comme rupture franche
Plutôt refoule ou tranche
Les anciens désaccords
Avec le corps

Qu’elle de jeûnes ivres
S’opiniâtre à suivre
En quelque bond hagard
Son pur regard

Là-haut où la froidure
Éternelle n’endure
Que vous le surpassiez
Tous ô glaciers

Mais selon un baptême
Illuminée au même
Principe qui m’élu
Penche un salut.

SAINT JEAN L’EVANGELISTE

Jean l’évangéliste est traditionnellement représenté de façon beaucoup plus fine, souvent avec une élégante tenue vestimentaire. Comme par opposition, Jean l’évangéliste a une belle apparence physique. Il est jeune et il se dégage de la douceur de sa personne. Paradoxalement l’animal qui le représente allégoriquement est un aigle, c’est à dire animal puissant. 

Jean l’évangéliste annonce les ténèbres puis la lumière.

Cathédrale de Pise
Saint Jean
Détail de la mosaïque de la conque absidiale de la cathédrale de Pise – 1301

 

Il y a donc un vrai contraste entre les deux Jean. Leurs apparences, leurs caractères, leur destin ou la place que chacun a est tout autre dans l’évangile c’est à dire « la bonne nouvelle ». 

Tous deux encadrent la vie du Christ. L’un annonce clairement sa venue et s’éclipse si j’ose dire à la venue du Messie. L’autre ouvre à la nouvelle lumière que le verbe incarné apporte.
Ce qui amusant c’est de remarquer que leurs deux fêtes se relient indéfiniment dans le cycle des solstices comme si ce qui les oppose au fils du temps s’échange.
Tout comme le Christ est un symbole du Soi, les deux Jean associés au deux solstices représentent la totalité.

Alchimie

 

ANNÉE PAÏENNE –  ANNÉE CHRÉTIENNE

   
Dans la basilique Sainte Marie des Anges de Rome nous pouvons observer au sol une grande ligne méridienne.Cette ligne fut conçue par l’astronome et mathématicien Francesco Bianchini au début du XVIII° siècle. Il s’agit d’un cadran solaire commandé par l’église pour permet de déterminer avec grande précision les dates de la liturgie chrétienne. 

Rome
Ligne méridienne de la basilique Sainte Marie des Anges – Rome

 

Le mur de l’édifice les deux trous qui permettent avec le passage de la lumière de déterminer avec précision la date du jour.

 Lorsque l on découvre ce qui est indiqué au centre de la basilique Sainte Marie des Anges de Rome, sur le sol nous pouvons le sym( les symboles du Mercure   et de Kabbale alchimique) on peut s’interroger si les Compagnons-maçons souhaitaient transmettre aux fidèles de la Basilique des savoirs initiatiques ancestraux ou bien si les Pères mandataires de l édifice faisaient leurs la Connaissance initiatique païenne. 

Antimoine

Ce globe surmonté d’une croix représente « la Totalité », « l’univers », le « Tout », le « Soi ». 
Ce symbole que nous trouvons dans de nombreux traités alchimiques représente les opposés, par exemple ce qui est évolué et ce qui a encore un caractère primitif ou archaïque.
Le Globe représente la Matière, et, la Croix illustre l’Esprit. Nous pourrions aussi évoquer l’Éros et le Logos … (voir tableau ci-dessous pour les autres exemples d’opposés)
Remarquez ici que sous le globe il y a un feu qui cuit l’ensemble, c’est à dire que l’ensemble est en voie d’unification, de réalisation.

Ciel

Conscient

Soleil

Evolué

Apollon

Volatil

Roi

Logos

Lumière

Masculin

Actif

Extraversion

Horizontal

Haut

Descendre

Terre

Inconscient

Lune

Primitif

Diane

Fixe

Reine

Éros

Matière

Féminin

Passif

Introversion

Vertical

Bas

Monter

Alchimie
« L’eau mercurielle » (Extrait du traité de Baro Urbigerus – Hamboug 1705)

 

 Mercure sort de l’eau (Donc de l’inconscient ici) Il est né de la conjonction des contraires (représenté ici par le Soleil et la Lune) Il est Filius Noster, « Notre Fils ». Il est représenté par le Dieu Grec à figure humaine, c’est à qu’il est accessible à une humanité (plus proche du conscient en quelques sorte)

Mercure tient dans sa main gauche « L’univers » représenté par le Globe (la Matière) surmonté d’une Croix (L’Esprit)

Dans sa main droite les serpents entrelacés du caducée. Ce dernier symbole représente la double spirale cosmique de l’accord des opposés (Ciel / Terre, Lumière / Matière, Conscient / Inconscient, …) C’est le symbole du Mercure hermétique et de la longue vie.

Alchimie

Les parties d’ombre laissent la place à la lumière sous-jacente
L’âme reste en définitive toujours une « quantité » à réaliser

Illustrant merveilleusement ce processus de transformation, le signe zodiacal du Capricorne nous donne une subtile leçon.

Ta lumière dans la nuit noire va t elle croître?

Avec Jean le Baptiste, tu puiseras dans l’eau froide du fleuve l’énergie de pour réveiller et faire pousser ton étincelle divine.
Telle la fleur de Lotus qui puise dans l’obscurité de la boue l’énergie à transmuter en divine fleur
Tel le Capricorne qui  a le choix de rester crocodile pour régenter la matière du monde ou de se transformer courageux bouquetin gravissant les sommets pour atteindre la lumière

Ton année spirituelle commence avec le solstice d’hiver.

L’année liturgique comme un soleil.

Pour les chrétiens, l’année liturgique est importante! Chaque jour, les temps et les fêtes de l’année leurs parlent et les invitent à grandir vers une grande Lumière.
Exemples: *Le premier dimanche de l’Avent est le jour du commencement de l’année liturgique, mais c’est, pour les chrétiens, le commencement d’un temps d’accueil, de partage, d’ouverture du cœur, d’écoute de la parole…
*Le Carême est un temps de conversion, d’efforts, de changement.
*La Pentecôte nous invite à ne pas oublier d’accueillir l’Esprit Saint dans nos vies….

Pour expliquer le déroulement de l’année liturgique, nous pouvons proposer aux enfants un grand soleil ( voir ci-dessous seconde image. Première image à créer) qui dit que La Lumière divine touche tous nos jours… A nous tout simplement de l’accueillir!

 

L’année liturgique

Un résumé des différents temps avec couleurs et fêtes.

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Les couleurs:

*Le violet: dit l’attente, le changement de vie, la pénitence. Il peut aussi traduire l’union à un être aimé (funéraille).
*Le blanc: dit les jours de fête. C’est la couleur de la Résurrection, de la Transfiguration, de la Lumière.
*Le vert: couleur de la terre abreuvée, de la vie, des premières feuilles du printemps… C’est la couleur de l’espérance.
*Le Rouge: symbolise l’Amour divin, la Vie offerte et l’Esprit Saint. Il dit aussi la joie de vivre.

 

Avant Noël

« Et le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité  » [Jean 1:14].

Se préparer au grand mystère de Noël

Le 15/28 novembre nous entamons la quarantaine du carême de Noël ou de l’Avent qui nous prépare liturgiquement et personnellement pour la fête de la Nativité de notre Seigneur dans la chair le 25 décembre/7 janvier.

C’est une période sacrée qui nous conduit à l’événement extraordinaire de l’Incarnation exprimé avec tant de force dans l’Evangile selon saint Jean: «Et le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité [Jean 1:14]. 

Mais c’est aussi la période de l’année qui reflète plus qu’aucune autre  la «bataille des calendriers » – notre calendrier religieux, avec son cycle liturgique continu rythmé de jeûnes et de fêtes, et le calendrier laïque qui, par essence, ne connait pas la Révélation chrétienne (même si « Noël » y est reconnu. 

Car même si Noël apparaît dans les deux calendriers, le chemin vers cet événement diffère totalement… 


La tradition du jeûne et de l’abstinence pendant le carême de Noël ou Avent
Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (à cause de la fête de saint Martin le 11 novembre) ou« carême de saint Philippe » (à cause de la fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), est un temps de préparation physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné.

Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Il dure quarante jours et a toujours une date fixe : du 15 novembre ou 25 décembre.

On commence le soir du 14 novembre, mais si ce jour est un mercredi ou un vendredi on commence le 13 au soir. C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande,d’œufs et de fromage.
Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient devin et d’huile.
Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ;
le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin.
Le poisson est consommé seulement jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) inclus.

La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes.

Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence

Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.

Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage.Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu.Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures.

POURQUOI JEÛNONS-NOUS AVANT NOËL ?

Histoire –

Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (fête de saint Martin le 11 novembre) ou « carême de saint Philippe » (fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), est un temps de préparation physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Selon les traditions grecques et gallo romaines, il dure quarante jours, toujours à date fixe : du 15 novembre ou 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre ; si c’est un mercredi ou un vendredi, on commence le 13 au soir – à moins que l’on veuille commencer à la Saint-Martin !

L’abstinence

C’est un carême plus léger que celui de Pâques. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage, et, le lundi, le mercredi et le vendredi, de vin et d’huile. Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche, le 21 novembre, Présentation de la Mère de Dieu au Temple, ainsi que les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête, de l’huile, du vin et du poisson. Celui-ci, nourriture festive, est, généralement, consommé jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) inclus ; la tradition roumaine le bénit jusqu’au dimanche des saints Ancêtres ! Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage. La veille de Noël on mange seulement le soir : céréales, fruits et légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.

La vigilance

Mais, l’abstinence corporelle ne suffit pas : plus important encore est le jeûne des pensées vaines et des paroles faciles ; l’enjeu de ce temps est l’acquisition de la générosité divine. Moins axé que le carême pascal sur le repentir, celui de Noël a pour thème principal la veille, dans l’attente de la lumière qui resplendira dans les ténèbres croissantes. Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu, prier davantage, nous confesser et communier plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures. Se prépare ainsi le grand mystère : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver.

La Parole

Le carême de Noël a comme esprit fondamental l’accueil de la Parole. Celle-ci – le Christ Dieu, le Fils unique et Verbe de Dieu – invisiblement présente dans son monde pendant la gestation de Marie, se manifeste clairement en paroles et en actes. C’est pourquoi l’ensemble de ce temps pourrait être consacré à redécouvrir la sainte Écriture, notamment les prophètes, par exemple Isaïe.

Nous nous préparons ainsi au grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver

Chaque Être humain est Divin

Dès lors que tu prends conscience que tu es un Être divin aux multiples potentiels, tu es déjà entrain de te reconnecter à ta divinité.

Think Happy & Smile

Bonjour Happy,

Il y a quelque temps j’ai pris réellement conscience qu’il était important de savoir garder un certain équilibre entre notre soi et notre divinité.

J’ai longtemps refusé, d’une manière inconsciente, d’être Moi dans ma divinité la plus totale. J’avais des capacités assez incroyables pour un enfant disait ma mère, mais j’étais trop préoccupée par le regard et les dire des autres… Je me suis donc bloquée un certain temps. C’est à partir de 2003 que j’ai, petit à petit, compris plus ou moins bien que nous n’étions pas qu’un simple corps et qu’il existait bien des potentiels pour l’Être divin que nous sommes.

En effet, l’être humain est constitué d’une part de matière et d’énergies et d’autre part d’informations et de pensées tout comme l’Univers. Si nous nous attardons sur la locution « être humain » :

Ma définition, ma vision : Être désigne dans un premier temps

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Les plus belles œuvres d’art du « MYSTERE DE NOËL »

une pépite spirituelle, qui s’offre comme une petite douceur d saison :
Les plus belles œuvres d’art du « MYSTÈRE DE NOËL », à explorer!

1— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 » Maintenant, Seigneur ! tu peux laisser ton vieux Serviteur s’en aller dans la Paix, puisque mes yeux ont vu ton sauveur… le Salut que tu préparais pour tous les peuples. »

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17ème siècle hollandais : Le dernier ( et le plus beau ) tableau de Rembrandt peint juste avant sa mort : La présentation au Temple.  Le vieillard Syméon prend dans ses bras l’enfant Jésus que ses parents apportent au Temple de Jérusalem. Il était certain qu’il ne mourrait pas… avant d’avoir vu le Messie…


2— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 » Et tu l’appelleras Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu avec nous « 

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XVIème siècle – Florence – une merveilleuse œuvre poétique de Leonard de Vinci  ( une sanguine? un dessin avec aquarelle? qu’en pensez vous ? )  : Marie présente l’enfant Jésus à sa cousine Elisabeth et à son cousin Jean-Baptiste « celui qui prépare les chemins du Seigneur »


3— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Je ferais de Toi  la Lumière des Nations, pour que mon Salut parvienne jusqu’aux extrémités de la Terre ! » Prédiction du prophète juif, Isaïe, cinq siècles avant le Christ…

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XXème siècle – Russie puis Paris … Marc Chagall médite sur la Torah, le rouleau qui contient toutes les paroles prophétiques de la Bible juive. A ses côtés, un animal tout prêt à être sacrifié… et un violon pour donner du sens à « la mélodie secrète de l’Univers… »


4— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Elle répondit : Je suis la Servante du Seigneur ! Qu’il me soit fait selon votre Parole ! « 

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XVème siècle – Couvent San Marco à Florence – Toute la douceur poétique du peintre dominicain, Fra Angelico… Marie accepte de porter le Sauveur du monde. Au fond, à gauche,  on aperçoit l’Ange qui chasse l’Homme et la Femme de ce beau jardin pour lequel nous étions faits (et que nous continuons à saccager) : le Paradis terrestre, lost paradise…


5— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux à l’auberge… »

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XIIIème siècle – Peinture romane d’Avia, en Catalogne – au musée d’Art roman catalan de Barcelone. Le jeune Picasso méditera longuement devant ces magnifiques peintures romanes : stylisées, avec de grands aplats colorés expressifs, se jouant de la perspective pour mieux se concentrer sur l’émotion…

6— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Cette nuit-là, tout autour de Bethléem, il y avait, dans les champs, des bergers qui gardaient leurs troupeaux »

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XIXème siècle – France  – A Barbizon, sous la splendeur de ce ciel étoilé ( qui va inspirer beaucoup Van Gogh ) le peintre Jean-François Millet médite le message biblique, devant les bergers, dans la plaine de l’Angélus.  » Est-ce assez beau tous ces êtres mystérieusement unis aux choses qui les entourent ? »

7— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Loué sois-tu, mon Père, que toutes ces choses soient restées cachées aux sages et aux savants, … et qu’elle soient révélés aux tout-petits. »

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Lorraine XVIIeme siècle.  Georges de la Tour. Ce peintre du clair-obscur, admiré par le Roi Louis XIII,  peint ici l’adoration des bergers.   Au milieu des pauvres qui l’accueillent, ce petit enfant est déjà « lumière » pour tous les peuples de la terre. Tendant son cou au dessus de la paille de la crèche, un petit agneau , promis lui aussi au sacrifice, semble nous dire : « le plus grand amour, c’est d’offrir sa vie pour ceux qu’on aime.

8— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :

 »  Lorsqu’ils virent l’Enfant, ils éprouvèrent une très grande joie. Alors, s’agenouillant devant lui, ils lui offrirent leurs cadeaux : de l’or, de la myrrhe et de l’encens.« 

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XVème siècle – Florence – Dans le palais des Médicis, le peintre Benozzo Gozzoli , élève de Fra Angelico, évoque ici toutes les splendeurs du quattrocento florentin. Les richesses venues du monde entier sont offertes à ce petit enfant mystérieux, dans une pauvre étable. — Qui sont « ces mages astronomes, venus d’Orient » ? — Quel est le message secret qu’ils ont lu dans les étoiles, et qui les a conduits jusqu’à cet enfant ? — L’amour est-il le point d’achèvement du Cosmos ?

9— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Ne retournez pas chez le roi Hérode, car il veut faire du mal à cet enfant ! « 

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XIIème siècle – Sculpture romane :  « le sommeil des mages ». Dans la salle capitulaire de la cathédrale d’Autun, la douceur poétique du maître d’œuvre  Gislbertus d’Autun. pour évoquer le mystère de nos rêves… L’ange montre l’étoile du Salut aux trois rois mages, endormis sous leur belle couverture brodée…  Dans un monde déchiré par la violence, est-il possible de ne pas se faire complice des crimes ?  » Alors, avertis en rêve de ne pas retourner chez Hérode, ils rentrèrent chez eux par un autre chemin. »

10 — Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Lorsque vous aurez trouvé cet enfant, leur dit le roi Hérode, avertissez moi !  …pour je puisse, moi aussi, aller l’adorer ! »

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XVIIème siècle – Nicolas Poussin –Le massacre des innocents. Le grand peintre du classicisme français abandonne ici  le calme et l’harmonie de ses compositions apolliniennes… pour évoquer le massacre des enfants de Bethléem par les soldats du roi Hérode… et la violence qui déchire l’Orient, hier comme aujourd’hui.

11— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Un cri s »élève dans la terre d’Israël, des pleurs et une longue plainte. C’est Rachel qui pleure ses enfants, et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus. »

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XXème siècle – Paris- Picasso – Maternité –  Dans le misère du « bateau-lavoir » à Montmartre, le jeune Pablo Picasso fixe sur sa toile l’inquiétude poignante des mères… au milieu de la cruauté du monde. Ce XXème siècle, qui démarre dans le culte du Progrès,  va  être le théâtre d’un déchainement de violence inouïe…  » La Création toute entière gémit, et souffre avec nous les douleurs d’un enfantement qui ne finit point. » 

12— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Réveille toi, Joseph, prend la mère et l’enfant, et pars te réfugier au pays d’Egypte, jusqu’à ce que je t’avertisse ! « 

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XVIIème siècle – Lorraine – « le songe de Joseph » Au moment où Georges de la Tour peint cette toile, Blaise Pascal est en train d’écrire « Les Pensées » : —« Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avait déjà trouvé.  »  — « Il y a assez d’OBSCURITE pour ceux qui se refusent à croire. Il y a assez de LUMIERE pour ceux qui ne demandent que de VOIR ! »

13— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Dans la nuit, Joseph se leva, prit avec lui la mère et l’enfant, et s’enfuit au pays d’Egypte « 

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XVIIème siècle – Hollande – Rembrandt – « la fuite en Egypte » — Où vont-ils, ces réfugiés, qui veulent échapper à la violence qui déchire l’Orient ?  L’Egypte, alors, c’est la Paix…  A la bibliothèque d’Alexandrie, qui recueille alors toute la science et la sagesse du monde, les savants rabbins juifs ont traduit en grec « la BIBLE des SEPTANTE » « pour que la nouvelle de mon Salut parvienne jusqu’aux extrémités de la Terre ! »

14— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Alors s »accomplit la parole du prophète : Depuis l’Egypte, j’ai appelé mon fils ! »

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XIVème siècle avant Jésus-Christ –  Egypte –  Amenophis IV honorant le Dieu unique…  Le mystique pharaon Akhenaton veut épurer la religion égyptienne et inventer le culte d’un Dieu unique… Lorsqu’il meurt, les prêtres d’Amon reprennent le pouvoir et réinstaurent les cultes des anciens Dieux. Le jeune hébreux Moïse, élevé dans le palais du pharaon et héritier de tous les trésors de la spiritualité égyptienne, va s’enfuir d’Egypte avec une poignée de fidèles…

15— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
 »  Alors Joseph revint d’Egypte, avec la mère et l’enfant, et s’installa dans la ville de Nazareth, en Galilée »

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XXème siècle – Georges Rouault – Elève de Gustave Moreau, ami de Matisse et des peintres du fauvisme;  il a voulu recréer un art chrétien, authentique, en retrouvant la spiritualité et la simplicité des vitraux romans. Il est le peintre de la contemplation douloureuse devant les douleurs de la vie.

Mes trésors spirituels


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Il y a 20 siècles, à Rome, l’Empereur Auguste…

Etes vous bien sûrs deconnaître la suitede cette histoire extraordinaire… qui a changé le monde ?

Affiche Mystere 18.jpeg

Venezà la chapelle de Barbizon à 18hle Vendredi 14Samedi 15, Dimanche 16 !
Un grand son et lumière vous racontera TOUT, en 50 minutes.


Notre QUIZZ de Noël :«La crèche des peintres»
Êtes-vous capables dereconnaître les grands peintres…
…qui vont vous raconter cette histoire sur grand écran.

( Avez vous reconnu le siècle ? le nom du peintre ? —Faites le TEST !—vous avez la légende de chacun de ces chefs-d’œuvre en dessous … )


1— Le MYSTERE de NOEL raconté par les artistes :
» Maintenant, Seigneur ! tu peux laisser ton vieux Serviteur s’en aller dans la Paix, puisque mes yeux ont vu ton sauveur… le Salut que tu préparais pour tous les peuples.»

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17ème siècle…

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La couronne de l’Avent

Voici venu le temps des couronnes de l’Avent. Traditionnellement pourvue de 4 bougies, elle permet, par l’allumage d’une bougie  chaque dimanche avant Noël, de patienter jusqu’au jour anniversaire de la naissance du Christ.

Mais connaissez-vous l’origine de cette tradition ? Comme toujours, la tradition chrétienne a adapté à son compte les symboles païens.  La couronne , par se forme circulaire, évoque la course du soleil et le retour de la lumière. Les jours vont bientôt s’allonger, lors du solstice d’hiver ( le jour de Noel?). Voyons plutôt : 

L’Avent
Nous ne savons peut-être plus vraiment d’où vient le mot « Avent »… Il vient du mot latin « adventus » qui veut dire « avènement ». C’est un terme grec à l’origine primitive et qui fut traduit en latin par « adventus« . (et qui dit grec, dit paiens 😉 )
Ces termes sont employés pour designer la venue du Christ parmi les hommes lors de sa naissance comme pour signifier son avènement glorieux à la fin des temps.
C’est pendant ce temps que sont chantées les fameuses antiennes « O » les jours précédents Noël.
 O sapientia, O Sagesse du Très-Haut; O Adonaï, O Adonaï, chef de la maison d’Israël;O Radix Jesse, O Rejeton de Jessé; O Clavis David, O Clé de David, O Oriens, O Orient, Splendeur de la Lumière étenelle, O Emmanuel, O Emmanuel…
Une troisième signification se rapporte à cet « Adventus« , c’est celle que la Liturgie nous propose de vivre: la naissance du Christ dans son Église et en chacun d’entre nous.  Ainsi, avec le premier dimanche de l’Avent commence l’année liturgique et tout le chemin de transfiguration que le Christ propose. Notons tout de même que le sapin, symbole de vie éternelle n’est pas fréquent en Israel. 
Les textes liturgiques du temps de l’Avent nous invitent à rencontrer trois grands témoins de cette attente universelle:
  • Le prophète Isaïe qui exprime toute son espérance messianique en annonçant la naissance de l’Emmanuel. Il incarne à la fois celui qui annonce la venue de Dieu et celui qui chante les plus sublimes désirs de l’humanité.
  • Jean-Baptiste qui annonce la venue proche du messie et qui invite à un baptême de conversion (du latin convertere, se tourner vers/avec) pour s’y préparer. Il est le précurseur, celui qui montre le chemin de l’humilité pour laisser croître le Germe divin. La Saint Jean d’Hiver, jour du solstice où la lumière revient
  • La Vierge Marie qui accepte humblement d’être la mère du messie. Elle est le symbole de l’habitation de Dieu en nous, la matrice de toute vie divine. La lumière est en chacun de nous, il convient de la faire croître et de la laissez vivre, comme un enfant.
La couronne de l’Avent
La couronne de l’Avent trouve ses origines dans le nord de l’Allemagne au 16e siècle (chez les luthériens). Elle était alors destinée à accompagner la méditation des fidèles à l’approche de Noël. Cette tradition se répandit ensuite aux Etats-Unis par l’intermédiaire des émigrés allemands et se répandit à travers l’Europe dans les années 50. On la voit se répandre depuis les années 80 en France, même si bien évidemment elle était depuis longtemps déjà connue des Lorrains et des Alsaciens.
Au tout début de son existence, on allumait une bougie tous les jours pendant les 24 jours précédant  Noël. On a ensuite simplifié cette coutume pour ne garder plus que les 4 bougies correspondant aux dimanches.
Les branches de la couronnes sont en sapin. Leur couleur verte signifie la VIE. Elles sont souvent ornés de rubans rouges et des pommes de pins.
Les couronnes ont depuis l’antiquité revêtues diverses significations. Elles évoquent le soleil et annoncent son retour. Du fait de sa rondeur, la couronne rappelle généralement le cycle, le renouveau…
Dans le contexte chrétien, elle rappelle l’attente du Christ.
Les quatre bougies que l’on fixe sur la couronne ont aussi leur importance. Chaque dimanche, on allume une bougie de plus et, plus Noël approche, plus il y a de lumière… Ces quatre bougies  symbolisent la Lumière de Noël qui viendra illuminer le cœur humain de Paix et de Joie.
Le symbolisme des quatre bougies de l’Avent résument les grandes étapes du Salut précédant la venue du Messie: bien vu! bonne récup 😉
    • La première bougie est le symbole de la Miséricorde reçue par Adam et Eve
  • La deuxième bougie est le symbole de la Foi d’Abraham et des patriarches qui se sont mis en quête de la terre promise
  • La troisième bougie est le symbole de la Joie de David dont la lignée ne s’arrêtera pas. Elle témoigne de l’Alliance avec Dieu
  • La quatrième bougie est le symbole de l’Enseignement des prophètes qui annoncent un règne de Justice et de Paix

L’Action de l’Église

 

Elle remplaça systématiquement  Prométhée par l’archange (Elfe*) Michel mais, comme elle eut du mal à éliminer la roue à six branches (Rune* Hag-all  “plénitude” ou “tertre suprême”) il lui fallut inventer le chrisme khi-rho

chirho-with-alpha-omega-and-circle

Le Soleil ne mourra pas ! ( lumière divine ou foi chrétienne)

Noël, le Dies Natalis et les Saturnales des Romains, était la célébration de la renaissance cyclique du soleil, de l’astre-roi sans qui la vie ne serait pas possible. Pendant la période du solstice d’hiver, les jours reprennent leur souffle avant de croître à nouveau. La lumière et la vie reviennent.
Apollon, Balder, Abellio, et Mithra reviennent.

Bélénos    Apollon :Balder :
Le Dieu apparaît alors sous la forme de l’enfant-soleil, un nouveau-né qui annonce le renouvellement enfin accompli de la nouvelle vie et du nouveau soleil.

Les chrétiens en firent, 250 ans après la mort du nazaréen, le jour de la naissance du petit jésus venu racheter « nos péchés ». 

Selon la tradition ancestrale, le solstice d’hiver était une période de joie et d’allégresse, le retour de la puissance des Dieux, la vie qui se manifeste à nouveau, la lumière qui recommence son chemin de croissance et de gloire. Ce sont ces motifs sacrés qui entouraient la fête païenne.
que_le_souvenir_soit_la_forceMais Noël n’est pas seulement la joie, c’est aussi une époque de recueillement.
Au sortir de la période du déclin solaire, l’automne, époque célébrant la mort apparente de la nature, il était coutume de se recueillir en l’honneur de ses morts et de tous ceux qui ont fait nos lignées, ancêtres sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui. La vie se meurt, mais de la mort renaît la vie.
Le solstice d’hiver est un hymne au symbole du serpent qui se mord la queue, l’Ouroboros, symbolise un cycle d’évolution refermé sur lui-même.