Avant Noël

« Et le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité  » [Jean 1:14].

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Se préparer au grand mystère de Noël

Le 15/28 novembre nous entamons la quarantaine du carême de Noël ou de l’Avent qui nous prépare liturgiquement et personnellement pour la fête de la Nativité de notre Seigneur dans la chair le 25 décembre/7 janvier.

C’est une période sacrée qui nous conduit à l’événement extraordinaire de l’Incarnation exprimé avec tant de force dans l’Evangile selon saint Jean: «Et le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité [Jean 1:14]. 

Mais c’est aussi la période de l’année qui reflète plus qu’aucune autre  la «bataille des calendriers » – notre calendrier religieux, avec son cycle liturgique continu rythmé de jeûnes et de fêtes, et le calendrier laïque qui, par essence, ne connait pas la Révélation chrétienne (même si « Noël » y est reconnu. 

Car même si Noël apparaît dans les deux calendriers, le chemin vers cet événement diffère totalement… 


La tradition du jeûne et de l’abstinence pendant le carême de Noël ou Avent
Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (à cause de la fête de saint Martin le 11 novembre) ou« carême de saint Philippe » (à cause de la fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), est un temps de préparation physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné.

Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Il dure quarante jours et a toujours une date fixe : du 15 novembre ou 25 décembre.

On commence le soir du 14 novembre, mais si ce jour est un mercredi ou un vendredi on commence le 13 au soir. C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande,d’œufs et de fromage.
Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient devin et d’huile.
Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ;
le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin.
Le poisson est consommé seulement jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) inclus.

La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes.

Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence

Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.

Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage.Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu.Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures.

POURQUOI JEÛNONS-NOUS AVANT NOËL ?

Histoire –

Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (fête de saint Martin le 11 novembre) ou « carême de saint Philippe » (fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), est un temps de préparation physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Selon les traditions grecques et gallo romaines, il dure quarante jours, toujours à date fixe : du 15 novembre ou 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre ; si c’est un mercredi ou un vendredi, on commence le 13 au soir – à moins que l’on veuille commencer à la Saint-Martin !

L’abstinence

C’est un carême plus léger que celui de Pâques. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage, et, le lundi, le mercredi et le vendredi, de vin et d’huile. Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche, le 21 novembre, Présentation de la Mère de Dieu au Temple, ainsi que les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête, de l’huile, du vin et du poisson. Celui-ci, nourriture festive, est, généralement, consommé jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) inclus ; la tradition roumaine le bénit jusqu’au dimanche des saints Ancêtres ! Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage. La veille de Noël on mange seulement le soir : céréales, fruits et légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.

La vigilance

Mais, l’abstinence corporelle ne suffit pas : plus important encore est le jeûne des pensées vaines et des paroles faciles ; l’enjeu de ce temps est l’acquisition de la générosité divine. Moins axé que le carême pascal sur le repentir, celui de Noël a pour thème principal la veille, dans l’attente de la lumière qui resplendira dans les ténèbres croissantes. Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu, prier davantage, nous confesser et communier plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures. Se prépare ainsi le grand mystère : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver.

La Parole

Le carême de Noël a comme esprit fondamental l’accueil de la Parole. Celle-ci – le Christ Dieu, le Fils unique et Verbe de Dieu – invisiblement présente dans son monde pendant la gestation de Marie, se manifeste clairement en paroles et en actes. C’est pourquoi l’ensemble de ce temps pourrait être consacré à redécouvrir la sainte Écriture, notamment les prophètes, par exemple Isaïe.

Nous nous préparons ainsi au grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver