Il faut qu’il croisse et que je diminue

Ta lumière dans la nuit noire va t elle croître? Jean l’évangéliste va ranimer ton étincelle divine et lorsque que ton âme scintillera de mille feux, Jean le Baptiste te conduira dans les eaux du Jourdain, pour rejoindre la douceur du Tout.

Publicités

Comment le Christianisme a-t-il pu remplacer l’engouement païen pour les portes solsticiales que sont le solstice d’hiver c’est à dire les jours les plus courts de l’année se situe vers le 21/22 décembre, et le solstice d’été c’est à dire les jours les plus longs de l’année vers le 20/21 juin ?

Le Christ (c’est à dire toi, ton âme, ta lumière incarnée sur terre) est soutenu par deux hommes qui portent le même prénom – Saint Jean Baptiste, le cousin du Christ et, Saint Jean l’évangéliste, « l’apôtre bien aimé » – qui l’accompagnent dans les étapes  transformatrices de sa vie.
Saint Jean l’évangéliste lui est fêté juste après le solstice d’hiver, Noël et la naissance du Christ, le 27 décembre. Les feux de la Saint Jean Baptiste célèbrent l’été, précisément le 24 juin . Ces deux fêtes chrétiennes se sont superposées sur d’antiques fêtes païennes pour conjuguer et renforcer leurs puissances.

SAINT JEAN BAPTISTE

Dans les évangiles Jean Baptiste, cousin du Christ, est le prophète qui annonce la venue du Messie. Il dit « Il faut qu’il croisse et que je diminue » (Jean III : 22-36). Traditionnellement Jean Baptiste est représenté avec une apparence assez fruste. C’est un personnage sec et brûlant qui vit dans les déserts calcinés. Vêtu d’une simple peau de mouton il est souvent représenté pieds nus dans les eaux du Jourdain.
D’autre part, même si Jean Baptiste mène une vie d’ascèse « caché dans le désert », se nourrissant de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4) il est souvent représenté physiquement assez costaud avec des bras puissants et un visage aux traits graves. Malgré cette allure physiquement imposante, l’animal qui représente allégoriquement Jean Baptiste est un agneau, animal symboliquement doux. Il meurt décapité.

Jean Baptiste est un prophète qui annonce le Christ, c’est à dire la lumière. 

« Cantique de saint Jean » – Malarmé

AlchimieLe soleil que sa halte
Surnaturelle exalte
Aussitôt redescend
Incandescent

Je sens comme aux vertèbres
S’éployer des ténèbres
Toutes dans un frisson
A l’unisson

Et ma tête surgie
Solitaire vigie
Dans les vois triomphaux
De cette faux

Comme rupture franche
Plutôt refoule ou tranche
Les anciens désaccords
Avec le corps

Qu’elle de jeûnes ivres
S’opiniâtre à suivre
En quelque bond hagard
Son pur regard

Là-haut où la froidure
Éternelle n’endure
Que vous le surpassiez
Tous ô glaciers

Mais selon un baptême
Illuminée au même
Principe qui m’élu
Penche un salut.

SAINT JEAN L’EVANGELISTE

Jean l’évangéliste est traditionnellement représenté de façon beaucoup plus fine, souvent avec une élégante tenue vestimentaire. Comme par opposition, Jean l’évangéliste a une belle apparence physique. Il est jeune et il se dégage de la douceur de sa personne. Paradoxalement l’animal qui le représente allégoriquement est un aigle, c’est à dire animal puissant. 

Jean l’évangéliste annonce les ténèbres puis la lumière.

Cathédrale de Pise
Saint Jean
Détail de la mosaïque de la conque absidiale de la cathédrale de Pise – 1301

 

Il y a donc un vrai contraste entre les deux Jean. Leurs apparences, leurs caractères, leur destin ou la place que chacun a est tout autre dans l’évangile c’est à dire « la bonne nouvelle ». 

Tous deux encadrent la vie du Christ. L’un annonce clairement sa venue et s’éclipse si j’ose dire à la venue du Messie. L’autre ouvre à la nouvelle lumière que le verbe incarné apporte.
Ce qui amusant c’est de remarquer que leurs deux fêtes se relient indéfiniment dans le cycle des solstices comme si ce qui les oppose au fils du temps s’échange.
Tout comme le Christ est un symbole du Soi, les deux Jean associés au deux solstices représentent la totalité.

Alchimie

 

ANNÉE PAÏENNE –  ANNÉE CHRÉTIENNE

   
Dans la basilique Sainte Marie des Anges de Rome nous pouvons observer au sol une grande ligne méridienne.Cette ligne fut conçue par l’astronome et mathématicien Francesco Bianchini au début du XVIII° siècle. Il s’agit d’un cadran solaire commandé par l’église pour permet de déterminer avec grande précision les dates de la liturgie chrétienne. 

Rome
Ligne méridienne de la basilique Sainte Marie des Anges – Rome

 

Le mur de l’édifice les deux trous qui permettent avec le passage de la lumière de déterminer avec précision la date du jour.

 Lorsque l on découvre ce qui est indiqué au centre de la basilique Sainte Marie des Anges de Rome, sur le sol nous pouvons le sym( les symboles du Mercure   et de Kabbale alchimique) on peut s’interroger si les Compagnons-maçons souhaitaient transmettre aux fidèles de la Basilique des savoirs initiatiques ancestraux ou bien si les Pères mandataires de l édifice faisaient leurs la Connaissance initiatique païenne. 

Antimoine

Ce globe surmonté d’une croix représente « la Totalité », « l’univers », le « Tout », le « Soi ». 
Ce symbole que nous trouvons dans de nombreux traités alchimiques représente les opposés, par exemple ce qui est évolué et ce qui a encore un caractère primitif ou archaïque.
Le Globe représente la Matière, et, la Croix illustre l’Esprit. Nous pourrions aussi évoquer l’Éros et le Logos … (voir tableau ci-dessous pour les autres exemples d’opposés)
Remarquez ici que sous le globe il y a un feu qui cuit l’ensemble, c’est à dire que l’ensemble est en voie d’unification, de réalisation.

Ciel

Conscient

Soleil

Evolué

Apollon

Volatil

Roi

Logos

Lumière

Masculin

Actif

Extraversion

Horizontal

Haut

Descendre

Terre

Inconscient

Lune

Primitif

Diane

Fixe

Reine

Éros

Matière

Féminin

Passif

Introversion

Vertical

Bas

Monter

Alchimie
« L’eau mercurielle » (Extrait du traité de Baro Urbigerus – Hamboug 1705)

 

 Mercure sort de l’eau (Donc de l’inconscient ici) Il est né de la conjonction des contraires (représenté ici par le Soleil et la Lune) Il est Filius Noster, « Notre Fils ». Il est représenté par le Dieu Grec à figure humaine, c’est à qu’il est accessible à une humanité (plus proche du conscient en quelques sorte)

Mercure tient dans sa main gauche « L’univers » représenté par le Globe (la Matière) surmonté d’une Croix (L’Esprit)

Dans sa main droite les serpents entrelacés du caducée. Ce dernier symbole représente la double spirale cosmique de l’accord des opposés (Ciel / Terre, Lumière / Matière, Conscient / Inconscient, …) C’est le symbole du Mercure hermétique et de la longue vie.

Alchimie

Les parties d’ombre laissent la place à la lumière sous-jacente
L’âme reste en définitive toujours une « quantité » à réaliser

Illustrant merveilleusement ce processus de transformation, le signe zodiacal du Capricorne nous donne une subtile leçon.

Ta lumière dans la nuit noire va t elle croître?

Avec Jean le Baptiste, tu puiseras dans l’eau froide du fleuve l’énergie de pour réveiller et faire pousser ton étincelle divine.
Telle la fleur de Lotus qui puise dans l’obscurité de la boue l’énergie à transmuter en divine fleur
Tel le Capricorne qui  a le choix de rester crocodile pour régenter la matière du monde ou de se transformer courageux bouquetin gravissant les sommets pour atteindre la lumière

Ton année spirituelle commence avec le solstice d’hiver.

L’année liturgique comme un soleil.

Pour les chrétiens, l’année liturgique est importante! Chaque jour, les temps et les fêtes de l’année leurs parlent et les invitent à grandir vers une grande Lumière.
Exemples: *Le premier dimanche de l’Avent est le jour du commencement de l’année liturgique, mais c’est, pour les chrétiens, le commencement d’un temps d’accueil, de partage, d’ouverture du cœur, d’écoute de la parole…
*Le Carême est un temps de conversion, d’efforts, de changement.
*La Pentecôte nous invite à ne pas oublier d’accueillir l’Esprit Saint dans nos vies….

Pour expliquer le déroulement de l’année liturgique, nous pouvons proposer aux enfants un grand soleil ( voir ci-dessous seconde image. Première image à créer) qui dit que La Lumière divine touche tous nos jours… A nous tout simplement de l’accueillir!

 

L’année liturgique

Un résumé des différents temps avec couleurs et fêtes.

cycle-année-liturgique1-743x1024

Les couleurs:

*Le violet: dit l’attente, le changement de vie, la pénitence. Il peut aussi traduire l’union à un être aimé (funéraille).
*Le blanc: dit les jours de fête. C’est la couleur de la Résurrection, de la Transfiguration, de la Lumière.
*Le vert: couleur de la terre abreuvée, de la vie, des premières feuilles du printemps… C’est la couleur de l’espérance.
*Le Rouge: symbolise l’Amour divin, la Vie offerte et l’Esprit Saint. Il dit aussi la joie de vivre.

 

Avant Noël

« Et le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité  » [Jean 1:14].

Se préparer au grand mystère de Noël

Le 15/28 novembre nous entamons la quarantaine du carême de Noël ou de l’Avent qui nous prépare liturgiquement et personnellement pour la fête de la Nativité de notre Seigneur dans la chair le 25 décembre/7 janvier.

C’est une période sacrée qui nous conduit à l’événement extraordinaire de l’Incarnation exprimé avec tant de force dans l’Evangile selon saint Jean: «Et le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité [Jean 1:14]. 

Mais c’est aussi la période de l’année qui reflète plus qu’aucune autre  la «bataille des calendriers » – notre calendrier religieux, avec son cycle liturgique continu rythmé de jeûnes et de fêtes, et le calendrier laïque qui, par essence, ne connait pas la Révélation chrétienne (même si « Noël » y est reconnu. 

Car même si Noël apparaît dans les deux calendriers, le chemin vers cet événement diffère totalement… 


La tradition du jeûne et de l’abstinence pendant le carême de Noël ou Avent
Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (à cause de la fête de saint Martin le 11 novembre) ou« carême de saint Philippe » (à cause de la fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), est un temps de préparation physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné.

Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Il dure quarante jours et a toujours une date fixe : du 15 novembre ou 25 décembre.

On commence le soir du 14 novembre, mais si ce jour est un mercredi ou un vendredi on commence le 13 au soir. C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande,d’œufs et de fromage.
Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient devin et d’huile.
Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ;
le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin.
Le poisson est consommé seulement jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) inclus.

La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes.

Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence

Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.

Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage.Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu.Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures.

POURQUOI JEÛNONS-NOUS AVANT NOËL ?

Histoire –

Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (fête de saint Martin le 11 novembre) ou « carême de saint Philippe » (fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), est un temps de préparation physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Selon les traditions grecques et gallo romaines, il dure quarante jours, toujours à date fixe : du 15 novembre ou 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre ; si c’est un mercredi ou un vendredi, on commence le 13 au soir – à moins que l’on veuille commencer à la Saint-Martin !

L’abstinence

C’est un carême plus léger que celui de Pâques. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage, et, le lundi, le mercredi et le vendredi, de vin et d’huile. Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche, le 21 novembre, Présentation de la Mère de Dieu au Temple, ainsi que les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête, de l’huile, du vin et du poisson. Celui-ci, nourriture festive, est, généralement, consommé jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) inclus ; la tradition roumaine le bénit jusqu’au dimanche des saints Ancêtres ! Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage. La veille de Noël on mange seulement le soir : céréales, fruits et légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.

La vigilance

Mais, l’abstinence corporelle ne suffit pas : plus important encore est le jeûne des pensées vaines et des paroles faciles ; l’enjeu de ce temps est l’acquisition de la générosité divine. Moins axé que le carême pascal sur le repentir, celui de Noël a pour thème principal la veille, dans l’attente de la lumière qui resplendira dans les ténèbres croissantes. Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu, prier davantage, nous confesser et communier plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures. Se prépare ainsi le grand mystère : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver.

La Parole

Le carême de Noël a comme esprit fondamental l’accueil de la Parole. Celle-ci – le Christ Dieu, le Fils unique et Verbe de Dieu – invisiblement présente dans son monde pendant la gestation de Marie, se manifeste clairement en paroles et en actes. C’est pourquoi l’ensemble de ce temps pourrait être consacré à redécouvrir la sainte Écriture, notamment les prophètes, par exemple Isaïe.

Nous nous préparons ainsi au grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver

La couronne de l’Avent

Voici venu le temps des couronnes de l’Avent. Traditionnellement pourvue de 4 bougies, elle permet, par l’allumage d’une bougie  chaque dimanche avant Noël, de patienter jusqu’au jour anniversaire de la naissance du Christ.

Mais connaissez-vous l’origine de cette tradition ? Comme toujours, la tradition chrétienne a adapté à son compte les symboles païens.  La couronne , par se forme circulaire, évoque la course du soleil et le retour de la lumière. Les jours vont bientôt s’allonger, lors du solstice d’hiver ( le jour de Noel?). Voyons plutôt : 

L’Avent
Nous ne savons peut-être plus vraiment d’où vient le mot « Avent »… Il vient du mot latin « adventus » qui veut dire « avènement ». C’est un terme grec à l’origine primitive et qui fut traduit en latin par « adventus« . (et qui dit grec, dit paiens 😉 )
Ces termes sont employés pour designer la venue du Christ parmi les hommes lors de sa naissance comme pour signifier son avènement glorieux à la fin des temps.
C’est pendant ce temps que sont chantées les fameuses antiennes « O » les jours précédents Noël.
 O sapientia, O Sagesse du Très-Haut; O Adonaï, O Adonaï, chef de la maison d’Israël;O Radix Jesse, O Rejeton de Jessé; O Clavis David, O Clé de David, O Oriens, O Orient, Splendeur de la Lumière étenelle, O Emmanuel, O Emmanuel…
Une troisième signification se rapporte à cet « Adventus« , c’est celle que la Liturgie nous propose de vivre: la naissance du Christ dans son Église et en chacun d’entre nous.  Ainsi, avec le premier dimanche de l’Avent commence l’année liturgique et tout le chemin de transfiguration que le Christ propose. Notons tout de même que le sapin, symbole de vie éternelle n’est pas fréquent en Israel. 
Les textes liturgiques du temps de l’Avent nous invitent à rencontrer trois grands témoins de cette attente universelle:
  • Le prophète Isaïe qui exprime toute son espérance messianique en annonçant la naissance de l’Emmanuel. Il incarne à la fois celui qui annonce la venue de Dieu et celui qui chante les plus sublimes désirs de l’humanité.
  • Jean-Baptiste qui annonce la venue proche du messie et qui invite à un baptême de conversion (du latin convertere, se tourner vers/avec) pour s’y préparer. Il est le précurseur, celui qui montre le chemin de l’humilité pour laisser croître le Germe divin. La Saint Jean d’Hiver, jour du solstice où la lumière revient
  • La Vierge Marie qui accepte humblement d’être la mère du messie. Elle est le symbole de l’habitation de Dieu en nous, la matrice de toute vie divine. La lumière est en chacun de nous, il convient de la faire croître et de la laissez vivre, comme un enfant.
La couronne de l’Avent
La couronne de l’Avent trouve ses origines dans le nord de l’Allemagne au 16e siècle (chez les luthériens). Elle était alors destinée à accompagner la méditation des fidèles à l’approche de Noël. Cette tradition se répandit ensuite aux Etats-Unis par l’intermédiaire des émigrés allemands et se répandit à travers l’Europe dans les années 50. On la voit se répandre depuis les années 80 en France, même si bien évidemment elle était depuis longtemps déjà connue des Lorrains et des Alsaciens.
Au tout début de son existence, on allumait une bougie tous les jours pendant les 24 jours précédant  Noël. On a ensuite simplifié cette coutume pour ne garder plus que les 4 bougies correspondant aux dimanches.
Les branches de la couronnes sont en sapin. Leur couleur verte signifie la VIE. Elles sont souvent ornés de rubans rouges et des pommes de pins.
Les couronnes ont depuis l’antiquité revêtues diverses significations. Elles évoquent le soleil et annoncent son retour. Du fait de sa rondeur, la couronne rappelle généralement le cycle, le renouveau…
Dans le contexte chrétien, elle rappelle l’attente du Christ.
Les quatre bougies que l’on fixe sur la couronne ont aussi leur importance. Chaque dimanche, on allume une bougie de plus et, plus Noël approche, plus il y a de lumière… Ces quatre bougies  symbolisent la Lumière de Noël qui viendra illuminer le cœur humain de Paix et de Joie.
Le symbolisme des quatre bougies de l’Avent résument les grandes étapes du Salut précédant la venue du Messie: bien vu! bonne récup 😉
    • La première bougie est le symbole de la Miséricorde reçue par Adam et Eve
  • La deuxième bougie est le symbole de la Foi d’Abraham et des patriarches qui se sont mis en quête de la terre promise
  • La troisième bougie est le symbole de la Joie de David dont la lignée ne s’arrêtera pas. Elle témoigne de l’Alliance avec Dieu
  • La quatrième bougie est le symbole de l’Enseignement des prophètes qui annoncent un règne de Justice et de Paix

L’Action de l’Église

 

Elle remplaça systématiquement  Prométhée par l’archange (Elfe*) Michel mais, comme elle eut du mal à éliminer la roue à six branches (Rune* Hag-all  “plénitude” ou “tertre suprême”) il lui fallut inventer le chrisme khi-rho

chirho-with-alpha-omega-and-circle

Le Soleil ne mourra pas ! ( lumière divine ou foi chrétienne)

Noël, le Dies Natalis et les Saturnales des Romains, était la célébration de la renaissance cyclique du soleil, de l’astre-roi sans qui la vie ne serait pas possible. Pendant la période du solstice d’hiver, les jours reprennent leur souffle avant de croître à nouveau. La lumière et la vie reviennent.
Apollon, Balder, Abellio, et Mithra reviennent.

Bélénos    Apollon :Balder :
Le Dieu apparaît alors sous la forme de l’enfant-soleil, un nouveau-né qui annonce le renouvellement enfin accompli de la nouvelle vie et du nouveau soleil.

Les chrétiens en firent, 250 ans après la mort du nazaréen, le jour de la naissance du petit jésus venu racheter « nos péchés ». 

Selon la tradition ancestrale, le solstice d’hiver était une période de joie et d’allégresse, le retour de la puissance des Dieux, la vie qui se manifeste à nouveau, la lumière qui recommence son chemin de croissance et de gloire. Ce sont ces motifs sacrés qui entouraient la fête païenne.
que_le_souvenir_soit_la_forceMais Noël n’est pas seulement la joie, c’est aussi une époque de recueillement.
Au sortir de la période du déclin solaire, l’automne, époque célébrant la mort apparente de la nature, il était coutume de se recueillir en l’honneur de ses morts et de tous ceux qui ont fait nos lignées, ancêtres sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui. La vie se meurt, mais de la mort renaît la vie.
Le solstice d’hiver est un hymne au symbole du serpent qui se mord la queue, l’Ouroboros, symbolise un cycle d’évolution refermé sur lui-même.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eglises chrétiennes ou temples païens ?

Il y a autour de Jésus beaucoup de femmes, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se conduit avec elles d’une façon extrêmement singulière pour les usages de son temps. En effet, la société juive de l’époque est très fortement patriarcale. Les femmes passent de l’autorité de leur père à celle de leur mari, ou, à défaut, de leur frère ou de leur fils aîné. Qu’une femme puisse être indépendante est inenvisageable, et le malheur et la misère tombent sur les veuves sans protecteur ou les épouses répudiées.

C’est a se demander si lors de son ascension, la secte chrétienne, nouvelle religion n’a pas été conçue sur mesure pour les besoins des mâles. Se nourrissant de mythes, symboles et savoirs païens, l’avènement de cette nouvelle religion à totalement gommer la Déesse Mère.   Et ce que prépare aux femmes les sectes qui ont actuellement le vent en poupe laissent entrevoir un durcissement de cette façon de voir les choses.

DOSSIER

À partir du Moyen Âge tardif, la déesse Isis connaît un nouvel intérêt de la part des érudits grâce à l’étude attentive des auteurs de l’Antiquité et aussi par les nombreuses découvertes de statues et figurines égyptiennes ou égyptisantes laissées par les adeptes des antiques cultes isiaques. La Renaissance est une époque où nombre de savants croient pouvoir affirmer la présence, un peu partout, d’anciens temples d’Isis ; à Paris, à Augsbourg, à Soissons, à Tournai, etc : de nombreuses églises et cathédrales auraient été bâties sur, ou dans d’anciens temples païens gallo-romains. Le site de la cathédrale de Strasbourg par exemple, est utilisé par plusieurs édifices religieux successifs, à partir de l’occupation romaine. Un sanctuaire romain dédié au dieu Mars occupe alors l’emplacement jusqu’à une date inconnue. A Paris, on a trouvé près de l’église actuelle de Notre-Dame-des-Champs les vestiges d’un temple romain dédié au culte du dieu Mercure.

Paris, la maison d’Isis

« C’est ainsi qu’à Paris, une grande statue d’Isis sur sa barque fut longtemps conservée dans l’église Saint-Germain-des-Prés, jusqu’à ce qu’un prêtre la détruise à coup de pioche au 18ème siècle. La nef ornant les armoiries de la ville de Paris ne serait autre que la barque d’Isis, tandis que la devise « Fluctua Nec Mergitur » rappellerait la navigation héroïque des suivants d’Horus (…) mais aussi celles des initiés circulant dans le secret des temples. Selon certains chercheurs, les antiques parisii, précurseurs des habitants de la capitale devraient même leur nom à la déesse ». – Robert-Jacques Thibaud, Dictionnaire de mythologie et de symbolique égyptienne, éd. Dervy, 1996.

Le moine Abbon de l’Abbaye de saint-germain des près (fin IXéme siècle) écrivait :

« Lutèce. Ainsi te nommait-on autrefois ; Mais a présent ton nom vient de la ville d’Isia, sise au centre du vaste pays des grecs. Ô Lutèce. Ce nom nouveau que le monde te donne, c’est PARIS, c’est a dire « pareille a ISIA » ; avec raison car elle t’est semblable ».

L’écrivain François Maspéro précise que « Le culte d’Isis, comme on le voit, était très répandu en France, en particulier dans le Bassin Parisien ; il y avait partout des Temples d’Isis, selon la terminologie occidentale, mais il serait plus exact de dire « Maison d’Isis », car des dits temples étaient appelé en égyptien Per ou Par, lequel mot signifie exactement en égyptien ancien, l’enclos qui entoure la maison. Paris résulterait de la juxtaposition de Per/Par-Isis, mot qui désigne effectivement des villes d’Égypte. »

« Le nom même de Parisii pourrait bien signifier  » Temple d’Isis », car il existait au bord du Nil une citée de ce nom et l’hiéroglyphe per figure sur l’enceinte d’un Temple de l’Oise ». – Pierre Hubac, Carthage, éd. Bellenand, 1952, P. 170.

Melun, cité de la déesse Iséos

Cette explication est cependant concurrencée par une étymologie alternative qui présente la ville de Melun comme un ancien lieu dédié à la déesse sous le nom d’Iséos ; Parisis serait alors quasi par Isis c’est-à-dire « pareil à Iséos », les villes de Paris et de Melun/Iséos étant toutes deux situées sur une île de la Seine, Paris autour de l’Île de la Cité et Melun autour de l’Île Saint-Étienne.

Saint-Germain-des-Prés, temple isiaque de Lutèce

 

Selon les clercs de l’abbaye royale de Saint-Germain-des-Prés, leur abbaye a été fondée en un lieu où se situait un temple d’Isis. La plus ancienne mention connue de cette thèse est une notule ajoutée à la chronique De Gestis Francorum du moine Aimoin (ixe siècle). Cet ajout est difficilement datable, des XIIIe et XIVe siècles ou peut-être plus précisément du règne de Charles V(1364-1380) ; il y est dit que:

« Cette Isis fut adorée et vénérée jadis par le peuple de la ville de Lutèce dit maintenant Paris, en un lieu nommé Lutoticia, à l’opposé du Mont de Mars. Elle s’y voit jusqu’à présent et elle y était adorée et vénérée par plusieurs princes francs païens, Francion, Pharamond, Mérovée, Childéric, jusqu’au temps de Clovis, premier chrétien. Un temple y fut élevé en l’honneur de Saint Étienne, de la Sainte Croix et de Saint Vincent. Childebert, fils de Clovis, roi des Francs, l’avait fondé. »

Les églises conservent leurs divinités païennes originelles

La notule mentionne la présence d’une statue d’Isis au sein de l’abbaye. L’affirmation n’est pas surprenante en soi. Jusqu’au xvie siècle, nombres d’édifices religieux abritaient d’antiques statues, une Artémis multimammia en l’église Saint-Étienne de Lyon, un Hercule en la cathédrale de Strasbourg, etc. D’après la description de l’écrivain et éditeur Gilles Corrozet (1510-1568), dans son guide, Les Antiquitez et Singularitez de Paris:

« … comment la ville de Paris fut nommée !  Près d’Icelle ou saint-germain des prés, était un temple a l’idole de la déesse Isis, laquelle selon Jehan le maire, fut reine d’Égypte et femme du grand OSIRIS, surnommé JUPITER-LE JUSTE… La dite cité était si proche dudit temple, qu’elle fut nommée Paris, qui est à dire « juste et près de la déesse Isis »[…] Elle était maigre, haute, droite, noire pour son antiquité, nue sinon avec quelque figure de linge entassé autour de ses membres (…) elle fut ôtée par un monseigneur Briçonnet, évêque de Meaux et abbé du dit lieu environ l’an 1514 ».

Ce fait fut encore confirmé par le père Jean du Breul qui dans son ouvrage Théâtres des antiquités de Paris publié en 1639 dit ceci : « Au lieu où le roi Childebert fit construire à l’église de Saint-Vincent, à présent dite de Saint-Germain-des-Près et à laquelle il donna son fief d’Issy, la commune opinion est qu’il y avait un temple d’Isis, femme d’Osiris ».

Abbaye Saint Victor, temple romain d’Isis de Marseille

La Vierge noire de l’église Saint-Victor de Marseille a une origine qui ne laisse aucun doute sur sa forme première, qui, de toute évidence, était la statue d’Isis. La légende raconte qu’en l’an 416 de notre ère, un religieux, Jean Cassien, qui venait de passer vingt-cinq années dans les couvents du Liban et d’Egypte, revint à Marseille, d’où il était originaire, en rapportant d’Egypte une statue de femme en bois noire. A l’église Saint-Victor, dans les catacombes, il installe cette statue, la débaptise, et instaure le culte de la vierge qui, assez rapidement, se propage en Gaule et y remplace la dévotion d’Isis et de Cybèle.

Les navettes de Marseille, pâtisseries-barques d’Isis

Aujourd’hui encore, le 2 février, jour de la Chandeleur, s’ouvre à Saint-Victor, une neuvaine à la Vierge noire. On célèbre l’office dans les catacombes et la tradition est de toucher la robe verte de la statue avec des cierges verts (couleur d’Allat, déesse-mère arabe pré-islamique) et de ne les allumer qu’ensuite. On y vend des pâtisseries dont la recette est gardée secrète de père en fils et qui se préparent elles aussi dans les catacombes ; elles portent le nom de « Navettes » et affectent très exactement la forme de la barque d’Isis, ou, pour les marseillais, la barque qui, selon la légende, aurait amené aux Saintes-Maries-de-la-Mer Marie Salomé, Marie Jacobé et Marie Madeleine accompagnées de Sarah (les Trois Grâces, divinités antiques). Cette fête, typiquement marseillaise, très populaire, a rassemblé au début du XIXème siècle entre 60 000 et 80 000 personnes. L’histoire de la Vierge noire de Boulogne-sur-Mer est similaire, datant de l’an 620 de notre ère, et qu’on prétend être venue de la mer sur une barque de pêche. Les habitants furent témoins de l’accostage d’une barque, poussée par des anges, en laquelle se tenait debout une statue en bois de la Vierge Marie. Cette dernière tenait l’Enfant-Jésus sur son bras gauche.

La cathédrale de Chartres, temple druidique d’Isis

A Chartres, où se trouve une Vierge noire, dont le culte se célèbre dans le puits des Saint-Forts, c’est-à-dire dans la crypte de la cathédrale, on pré-tend que cent ans avant la naissance du Christ on y adorait déjà une Vierge noire qui aurait été « celle qui devait enfanter ». Or, il se trouve que l’on vénère aussi à Chartres le voile de la Vierge, seul objet connu que la tradi­tion dit lui avoir appartenu, et qu’on ne peut manquer de mettre en parallèle avec le voile d’Isis.

Le panthéon, temple de Ste Geneviève-Marianne-Isis

Les nautes de Lutèce constituèrent la confrérie des nautes, armateurs mariniers gaulois, de la tribu des Parisii. Les nautes de Lutèce formaient une corporation de riches armateurs mariniers et commerçants naviguant sur la Seine (la déesse Séquana) et de là vers les fleuves et rivières du reste de la Gaule. Les nautes de Lutèce vouaient un culte à la déesse égyptienne Isis, dont le culte était assez répandu en Gaule avant l’arrivée des Romains. Un temple était dédié à cette divinité sur la rive gauche de la Seine, sur la montagne Sainte-Geneviève, près des thermes et des arènes : le Panthéon est l’église bâtie par Louis XV en l’honneur de cette sainte protectrice de Paris, qui pourrait être Isis. Les nautes furent à la base du commerce et des échanges entre la cité de Lutèce et le reste du monde antique. Ils nous laissèrent des objets archéologiques divers, tels que statuettes votives et le célèbre pilier des Nautes qui fut mis au jour sous les fondations de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1711.

Notre-Dame de Paris, cathédrale d’Isis

En 1705, l’urbaniste français De Lamare dressa le plan de la ville de Paris et y mentionna des temples d’Isis en lieu et place de l’abbaye de Saint-Germain-des-Près et de la Cathédrale de Notre-Dame. On pense qu’au début de l’ère chrétienne il existait à l’emplacement de Notre-Dame, un temple païen gallo-romain dédié à Isis (comme en atteste la découverte du pilier des Nautes), ensuite remplacé par une grande basilique « paléochrétienne » semblable aux basiliques civiles antiques.

Le pilier païen de l’autel de Notre-Dame

Le pilier des Nautes est une colonne monumentale gallo-romaine érigée en l’honneur de Jupiter par les Nautes de Lutèce au ier siècle, sous le règne de l’empereur Tibère. C’est le plus vieux monument de Paris et le plus ancien ensemble sculpté découvert en France et daté par une inscription impériale. Le pilier des Nautes est exposé dans la salle du frigidarium des thermes de Cluny. Il s’agit de l’empilement de quatre blocs ou autels qui ont été mis au jour dans les fondations de l’autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 16 mars 1711 lors des fouilles entreprises pour la réalisation du Vœu de Louis XIII. On appelle vœu de Louis XIII la consécration, le 10 février 1638, de la France à la Vierge Marie : le roi promet d’élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.n« Tout Paris a été les voir » a rapporté Baudelot, membre de l’Académie des médailles et auteur d’une Description des bas-reliefs anciens trouvez depuis peu dans l’église cathédrale de Paris. En dédiant le pilier à Jupiter, ils montraient qu’ils agréaient à la religion des Romains tout en affirmant leur fidélité aux cultes indigènes par la mention de dieux gaulois.

 

Sources

 

Symbolisme de la rose

Dans l’iconographie chrétienne, elle symbolise, soit la coupe qui recueillit le sang du Christ, soit la transfiguration des gouttes de ce sang, soit encore les plaies du Christ.

Quand on se penche sur le symbolisme de la rose, il est tellement vaste qu’il paraît inépuisable et parfois difficile à cerner. La rose n’évoque pas seulement une fleur charmante, mais tout un univers qui peut nous émerveiller quel que soit notre grade. Symbole de beauté et de perfection, elle peut aussi symboliser l’épanouissement de la réalisation la plus haute que peut atteindre l’état humain.

Les caractères de la rose lui ont valu très tôt une symbolique forte ; éphémère et fragile, elle éveille les sens et révèle l’instant précieux. Elle est probablement la fleur la plus connue, celle que l’on offre à son amour, tel un présent sans prix, telle une image de vie.

eglantines-182405

La rose, l’églantier, le rosier

La rose est sans doute la fleur la plus cultivée au monde, mais il ne faut pas oublier que le rosier est d’abord une plante sauvage, dont le représentant le plus connu en Europe est l’églantier.

Plantes sauvages aux fleurs simples à cinq pétales, les roses sont devenues à la mode depuis quelques décennies, pour leur aspect plus naturel, sous le nom de « roses botaniques ».

Quant aux rosiers cultivés dans nos jardins, ils sont le résultat de plusieurs siècles de transformations d’abord empiriques, puis méthodiques, en particulier par hybridation. La rose des jardins se caractérise avant tout par la multiplication de ses pétales imbriqués qui lui donnent sa forme caractéristique.

L’histoire de la rose  

Des églantiers fossiles ont été retrouvés aux États-Unis, dans l’Oregon et le Colorado. Leur âge a été évalué à ± 40 millions d’années. La plus ancienne représentation de la rose a été retrouvée en Mongolie, dans les tombeaux de Tchoudi.

Dans tout l’hémisphère nord, l’histoire de la rose remonte à la nuit des temps. Reine du jardin à juste titre, la rose est un joyau que les jardiniers ont façonné patiemment de génération en génération.

Appréciée pour sa beauté, célébrée depuis l’Antiquité par de nombreux poètes et écrivains, pour ses couleurs qui vont du blanc pur au pourpre foncé en passant par le jaune franc et toutes les nuances intermédiaires, et pour son parfum, elle est devenue la « reine des fleurs », présente dans presque tous les jardins et presque tous les bouquets.

D’après les témoignages historiques, des roses étaient également cultivées en Chine il y a environ 5 000 ans. Ces fleurs originaires d’Asie centrale, se sont répandues dans tout l’hémisphère nord sans jamais toutefois franchir l’équateur.

Les roses ont aussi été cultivées en Perse depuis plus de 5 000 ans et en Grèce à partir de l’âge du bronze.

Selon les scientifiques, l’apparition des premiers rosiers remonte, au minimum, à près de 35 millions d’années. Si l’on ne sait pas grand-chose sur ces premiers spécimens, de nombreux écrits de l’Antiquité démontrent que déjà la « reine des fleurs » était appréciée des Égyptiens, des Grecs et des Romains.

A l’époque, seule une variété blanche était cultivée principalement pour ses vertus médicinales.

Des représentations de la rose en Crète, datant de 1 600 av. J.-C., nous montrent des fleurs à 5 pétales de couleur blanc rosé. Toute l’Antiquité a vénéré la rose et lui a donné une place dans ses mythes et légendes. C’est le symbolisme de la régénération et de l’éternité des cycles de vie, lié à une renaissance spirituelle.

La rose a été utilisée lors des rituels de momifications durant le règne de Ramsès II et a fait partie de l’ornement des sarcophages et tombeaux. Un bouquet de rose a été découvert dans le sarcophage de Toutankhamon.

En Grèce, la rose avec son parfum doux et subtil, le parfum des Dieux, était appréciée pour ses vertus médicinales et sa symbolique. Hérodote put alors observer des roses à 60 pétales dans le jardin du Roi Midas. La rose symbolisait la naissance lorsqu’elle était associée à Vénus mais était aussi constamment présente lors des funérailles.

Cette symbolique de la naissance existe également dans l’empire romain : un esclave affranchi était couvert de roses. La rose ornait sous forme de couronnes les mariés et les guerriers. Mais, sous forme de poudre, d’infusion, d’eau de rose, elle était principalement utilisée en médecine pour guérir les douleurs, les infections, la nausée … C’est à cette époque que Pline rédigea le premier ouvrage sur la culture des rosiers. Pline l’Ancien, dans son « Histoire naturelle », décrit 20 sortes de rosiers nommés par le nom de leur lieu de provenance. Il les décrit, ce qui permet des suggestions d’identification.

Dès l’Antiquité, la fleur fut vénérée : les Grecs et les Romains la considéraient comme un cadeau des dieux fait à la terre et aux hommes. Ils la cultivaient abondamment, notamment pour les cérémonies nuptiales. En effet, elle était l’apanage de la déesse Aphrodite (Venus chez les Romains), déesse de l’Amour. Sa fraîcheur et sa douceur en faisait l’emblème de la virginité.

Les roses étaient également présentes lors de nombreuses fêtes, comme les fêtes de Bacchus, où elles étaient portées en couronne et où leurs pétales recouvraient le sol. La rose symbolisait alors la liesse. Elle servait aussi à accueillir les soldats au retour du combat. On retrouvait aussi la fleur dans les cérémonies funéraires, où elle servait de plus à honorer les morts, notamment en ornant les monuments.

Quelle est la signification des roses blanches

Dans la religion chrétienne, la rose est également symbolique : elle y est à la fois l’expression du martyre et du sang du Christ, et la représentation de la Vierge Marie. Vers l’an 400, « Rosa alba » devint l’emblème de la Vierge.

Mais le christianisme avait d’abord rejeté la rose parce qu’elle était un symbole païen vu son attachement à Vénus et elle fut même l’emblème des prostituées. La rose survécut cependant dans quelques jardins comme ceux de Childebert 1er (511 – 558) et dans quelques couvents ou monastères où elle fut cultivée pour ses propriétés médicinales.

La rose reprit de l’importance en France grâce à la littérature (Cf. « Le Roman de la Rose » de G. de Lorris) et elle se retrouva de nouveau associée à la femme. En 1402, à l’occasion de sa « fête des roses », le Duc d’Orléans a créé « L’Ordre de la Rose » au sein duquel les gentilshommes s’engageaient à défendre l’honneur des dames.

Depuis le Moyen Age, sa symbolique a rejoint aussi celle de l’Antiquité : la rose devint alors l’allégorie de l’amour puissant et fragile à la fois, comme elle, mais aussi la personnification-même de l’être aimé.

Martin_Schongauer_Madonna_in_Rose_Garden

Au 12ème siècle, saint Bernard fit de la rose le symbole de la Vierge et donc de la pureté. Le pape bénit lui aussi la rose qui devint l’emblème de la fidélité à l’Eglise.

Aux 12ème et 13ème siècles, alors que les Croisades embrasaient les cœurs et les passions, les voyageurs armés ramenèrent du Proche Orient de nouvelles variétés de roses dont la mythique « rose de Damas » qui, dès le 13ème siècle, fit la fortune de Provins en région parisienne. Cette rose avait été plantée originellement sur l’Ile de Samos en l’honneur de la déesse Aphrodite. Plus tard, elle fut honorée à Rome avec Venus, déesse de l’amour.

La Renaissance fit de la rose un vulgaire objet d’étude botanique et médicinale.

C’est ensuite au 18ème siècle que les Français commencèrent à les croiser pour créer de nouvelles variétés. Au début du 18èmesiècle, les botanistes avaient répertorié toutes les souches possibles.

Dans la seconde moitié du 18ème siècle, la rose redevint la « reine des fleurs », le symbole du retour à la nature. La nouvelle place de la rose est alors le reflet des tendances nouvelles en matière d’esthétique, le renouveau des parcs et des jardins.

Au 19ème siècle, la rose est devenue une fleur ornementale essentielle ; ses vertus médicinales sont presque oubliées, son symbolisme religieux également.

 

La rose dans les traditions et légendes

Venant de Perse, la rose était aussi cultivée à Babylone dans les célèbres jardins suspendus. Puis on la trouve en Grèce vers le 5ème siècle avant notre ère.

Statua di Arpocrate
Toupet en forme de rose sur le crane, doigt sur la bouche pour symboliser le silence parfait. Culte d’Isis

Les Grecs consacraient la rose à Harpocrate, le dieu du silence.

De l’Antiquité au Moyen Age, le terme « sub rosa » était utilisé en Europe. En plus d’être un symbole de l’amour, la rose est aussi porteuse symbolique de secrets ou de compréhension tacite. Le terme « sub rosa » signifie « sous la rose » et vient de la pratique des pendaisons romaines des roses au-dessus des tables de réunion. Ici, il était entendu que ce qui s’est dit à cette table, sous les roses suspendues, a été interdit de se répéter ailleurs. Ainsi on signale qu’une réunion devait se tenir secrète en suspendant une rose au plafond. Par la suite elle fut représentée en stuc ou autre matériau solide que l’on trouve dans les châteaux ou des bâtiments anciens.

Sa signification originelle fut petit à petit oubliée. Enfin dans la chrétienté médiévale on confectionnait des colliers de prière avec des roses, appelés « rosaires » par saint Dominique, en 1208 (du latin « rosarium », guirlande de roses). Rappelons à ce sujet que, selon la tradition, c’est saint Dominique qui a reçu le Rosaire des mains de la Vierge Marie. Le rosaire est le nom d’une prière catholique composée de quatre chapelets d’oraisons. Un rosaire de quinze dizaines consiste à dire trois chapelets. Un chapelet consiste en cinq dizaines, et une dizaine consiste en un Pater, dix Ave et un Gloria.

La rose dans la mythologie

La rose est associée à Aphrodite, déesse de l’amour qui a été souvent représentée ornée de roses autour de sa tête, les pieds et ou le cou. L’Antiquité faisait remonter l’origine de la rose à la mort d’Adonis, l’amant massacré de l’Aphrodite. Selon cette tradition, un rosier aurait grandi au sein de la mare de sang déversé d’Adonis. Ce sang aurait fait naître les premières roses rouges. La rose devint alors le symbole de l’amour qui parfois vainc la mort. De même, dans la tradition chrétienne, il est dit qu’un rosier a grandi sur le site de la mort du Christ.

 

La rose en alchimie et dans l’art

Très vieux symbole alchimique, la rose représente la connaissance des mystères du Grand Œuvre, la connaissance intégrale, l’illumination.

Elle possède 5 ou 8 ou 15 pétales, liés aux correspondances sacrées de Pythagore.
Elle est le symbole de la perfection achevée. La rose blanche signifie le sacrifice, la rose rouge le devoir. Elle conduit au symbole de la roue, utilisé aussi bien en alchimie qu’en kabbale, qui, à son tour, conduit aux rosaces des églises.
En kabbale, la roue est le rouha, c’est-à-dire le souffle.

 

Dans les textes alchimiques et de l’art, une rose à sept pétales est un symbole de l’intégration, de la compréhension universelle et de l’ordre. Vraisemblablement, parce que, dans la numérologie, le nombre sept est emblématique de la perfection dans le déroulement précis de l’univers ainsi que de la compréhension humaine.

Remarquable par sa beauté, sa forme et son parfum, la rose est la fleur symbolique la plus employée en Occident. Elle correspond dans l’ensemble à ce qu’est le lotus en  Asie, l’un et l’autre étant très proches du symbole de la roue. L’aspect le plus général de ce symbolisme floral est celui de la manifestation, issue des eaux primordiales, au-dessus desquelles elle s’élève et s’épanouit. Cet aspect n’est d’ailleurs pas étranger à l’Inde, où la rose cosmique Triparasundarî sert de référence à la beauté de la Mère divine.
Elle désigne une perfection achevée, un accomplissement sans défaut.
Elle symbolise la coupe de vie, l’âme, le cœur, l’amour.
On peut la contempler comme un mandala et la considérer comme un centre mystique.

roseCroixUn symbole rosicrucien figure cinq roses, une au centre et une sur chacun le bras de la Croix. Cette image évoque soit le Graal, soit la rosée céleste de la Rédemption.  Toujours à propos des Rose-Croix, remarquons que leur emblème place la rose au centre de la croix, c’est-à-dire à l’emplacement du cœur du Christ, du Sacré-Cœur. Ce symbole est le même que la Rosa candida de la Divine Comédie, laquelle ne peut manquer d’évoquer la Rose mystique des litanies chrétiennes, symbole de la Vierge, le même peut-être aussi que celui du Roman de la Rose.

Angelus Silesius a fait de la rose l’image de l’âme, et aussi celle du Christ, dont l’âme reçoit l’empreinte. La rose d’or, autrefois bénie par le Pape le quatrième dimanche de Carême, était un symbole de puissance et d’instruction spirituelle. Mais aussi sans doute un symbole de résurrection et d’immortalité.

Approche du symbolisme de la rose

La rose est une synthèse poétique et naturelle de la beauté et de l’harmonie. Elle a une grande valeur symbolique.

Remarquable par sa beauté, sa forme et son parfum la rose est la fleur symbolique la plus employée en Occident. Elle désigne une perfection, un accomplissement. On lui reconnait une certaine similitude avec le lotus en Asie, l’une et l’autre étant proches du symbole de la roue. La rosace gothique et la rose des vents marquent le passage, du symbolisme de la rose à celui de la roue.

Symbole de l’amitié et de l’amour, la rose quelle que soit sa couleur est l’une des meilleures façons d’exprimer ses émotions. Il existe un langage quasi universel qui permet d’identifier et de comprendre le message délivré. (Exemple : Rose rouge = amour et respect).

La rose est devenue symbole de l’amour et plus encore du don de l’amour, de l’amour pur. La rose comme fleur d’amour remplace le lotus égyptien et le narcisse grec.

Les roses représentent le cœur et elles sont belles à l’œil, et leur arôme est aussi très important. Avec une telle présence impressionnante, la rose attise l’attention dans la culture humaine et a donc des significations symboliques anciennes à travers l’histoire humaine.

La rose est une fleur de contraste. Belle, dégageant un parfum subtil et agréable, sa tige est parsemée d’épines, enseignant qu’il faut se défier des apparences séduisantes mais trompeuses, et que, pour parvenir à son objectif, il faut savoir se préserver des embûches ; elle enseigne donc aussi la prudence.

Le symbolisme de la couleur rouge de la rose est celui de l’amour pouvant aller jusqu’au sacrifice. Le blanc, celui de la pureté, de la beauté.

C’est surtout par sa valeur symbolique que la rose a laissé son parfum dans l’histoire. Voici quelques exemples :

  • Dans le Cantique des Cantiques, la rose symbolise Israël.

La rose est, dans l’iconographie chrétienne, soit la coupe qui recueille le sang du Christ, soit la transfiguration des gouttes de ce sang, soit le symbole des plaies du Christ.

 

Au 7ème siècle, selon Bède, le tombeau de Jésus-Christ était peint d’une couleur mélangée de blanc et de rouge. L’on retrouve ces deux éléments composants de la couleur rose, le rouge et le blanc, avec leur valeur symbolique traditionnelle, sur tous les plans, du profane au sacré, dans la différence accordée aux offrandes de roses blanches et de roses rouges, ainsi que dans la différence entre les notions de passion et de pureté et celles d’amour transcendant et de sagesse divine.

« Aux armes des religieuses, dit le Palais de l’honneur, l’on met une couronne composée de branches de rosier blanc avec ses feuilles, ses roses et ses épines, qui dénotent la chasteté qu’elles ont conservée, parmi les épines et les mortifications de la vie. »

La rose est devenue un symbole de l’amour et plus encore du don de l’amour, de l’amour pur :

  • la rosa mystica des litanies de la Vierge ;
  • les roses d’or que les Papes donneront aux princesses méritantes ;
  • la rose de la confiance Sainte Rita

 

couronne-flowers-rose-fleurs-roses-diy-dimanche-myrtille

La rose de la confiance

En 1453 Rita tombe malade. Pendant quatre ans elle souffre énormément, mais jamais ne perd sa patience et sa douceur. Toutes les sœurs du couvent en sont édifiées.

Le dernier hiver est particulièrement dur. Une cousine de Roccaporena vient visiter Rita. Avant de repartir la parente lui demande si elle peut faire quelque chose pour elle. Rita lui répond : « Je voudrais une rose de mon petit jardin. » La cousine pense que Rita délire. « Une rose en plein hiver !… »

Rentrée à Roccaporena, elle a déjà oublié cette demande quand, passant par hasard près de l’ancien jardin de Rita, elle voit une superbe rose rouge qui s’épanouit sur l’un des rosiers ! Elle la cueille avec émotion et retourne à Cascia la porter à Rita.

C’est en souvenir de cet épisode de la vie de Rita que chaque année, au jour de la fête de Sainte Rita, les fidèles font bénir les roses pour les porter à leur parents ou amis malades.